Film n°1248:Five
FILM n°1248 FIVE
le 01/04/16 Rien d’un pétard mouillé
FRANCE
Comédie
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
5 amis d’enfance parviennent enfin à vivre en colocation, grâce aux revenus du + riche, Samuel. Mais, perdant ce bénéfice, il décide de vendre de l’herbe. Cependant, le projet échoue, sauf si ses amis l’épaulent !..
de et avec : I. Gotesman ( Vadim )
et : P. Niney ( Samuel ),
F. Civil ( Timothée ),
M. Bancilhon ( Julia ),
I. Hanrot ( Nestor)
violence : un peu - humour : un peu - salle : 15% de la salle - tarif :6.30€
Côte d’amour : 4-
Commentaires:
Si « 4 garçons plein d’avenir » nous brossait les portraits de la jeunesse dorée des années 90, « Five » en est le digne successeur en ce sens qu’il peint les portraits des « petits » bourgeois d’aujourd’hui, sérieusement à court de thune cette fois-ci. Ainsi, on peut s’attendre à voir évoluer les espoirs et les états d’une génération de shooteux, à la pratique décomplexée, voire banalisée, pour fuir leur condition perdue. Or, le film reflète une réalité bien plus nuancée : il s’agit de commercer de la drogue douce pour des raisons de financement des rêves légitimes et naturels d’une jeunesse éternelle qui, si individualiste voudrait-on qu’elle soit, n’en demeure pas moins solidaire. Le film trône alors sur cet indéboulonnable pilier qui représente l’alpha et l’oméga du synopsis : la véritable amitié qui, traversant des hauts et des bas, comporte, en son cercle, des affinités plus fortes entre certains de ses membres ( on bascule même dans une vie de couple pour 2 d’entre eux ) et s’avère indestructible après tous types d’épreuves et non les plus banales : co-financement et co-responsabilisation vis-à-vis des erreurs des autres sont donc les plus importantes. Ainsi, la valeur sûre, qu’est l’amitié, est considérée comme la valeur éternelle et suprême, même au-dessus de l’union familiale. Dans cette période des années 2010, elle est encore d’actualité. Ce point de vue défend le concept de Luc Ferry sur l’« hétéronomie naturelle » : la jeunesse d’aujourd’hui ne dément pas la recherche naturelle d’une unité et cohésion aux autres. Certes, on peut reprocher que l’univers soit spécifiquement celui d’une classe sociale qui « pète plus haut que son bout du nez ». Mais nos fameux parisianistes sont constamment troublés, voire ébranlés, par les rêves de leur âge comme ceux des jeunes d’un autre milieu social et par le souci générationnel de les financer. Cependant, la démonstration n’épargne pas les clichés sociaux. Sur ce point, l’ensemble est sérieusement déséquilibré et non pas l’intrigue qui est, en soi, non pas originale, mais dynamique car constamment en porte-à-faux. Celle-ci est donc construite. Seulement, elle fonde tous ses espoirs dans le jeu explosif et pétulant d’un Niney toujours aussi brillant. On ne peut pas en dire autant de ses partenaires qui ne manquent pas non plus de véracité, mais avant tout d’envergure et de charme en plus, à l’exception d’un Démolon vite repoussé dans les orties !!
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 4- Interprétation : 4-
Scénario : 3 Affiche : 2-
Dialogues : 3+ Décor : 4-
Montage : 3+ Photo : 4-
Son : 3+ Effets spéciaux : HC
Costumes : 3 Musique : 3+