Film n°1249: Batman vs Superman, L'aube de la justice
FILM n°1249 BATMAN VS SUPERMAN, L’AUBE DE LA JUSTICE
le 08/04/16 Poncifs à la rescousse !
USA
Fantastique
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
Batman decide de supprimer Superman car celui-ci apporte avec lui tout son cortège d’ennemis et d’ennuis pour les humains de Gotham. Quant à Superman, il doit tuer Batman pour rassasier l’odieux L. Luthor
de: Z. Snyder
avec : B. Affleck ( Batman ),
H. Cavill ( Superman ),
J. Eisenberg ( Lex Luthor ),
G. Gadot
violence : beaucoup - humour : aucun - salle : 15% de la salle - tarif :0.00€
Côte d’amour : 3-
Commentaires:
Attrape-nigaud commercial, le duel entre les 2 super-héros de l’univers Dc comic's n’en est finalement pas un : la guerre des 2 ( et non de 3…) n’aura donc pas lieu alors que l’affrontement de 2 puissants egos et égaux représentait tout l’intérêt essentiel de la proposition cinématographique. Comment 2 justiciers dévoués pour le bien peuvent-ils être amenés à vouloir anéantir l’autre ? L’argument de la concurrence ne tient pas la distance dans la mesure où la réalisation du bien ne souffre point de l’addition de forces. La raison de la lutte fut alors très bien trouvée : Batman voulait supprimer Superman car celui-ci amène avec lui le Mal qu’il combat pourtant. Cette belle intrigue, qui devait servir de pierre angulaire au rapprochement des 2 légendes sacrées de la constellation DC comic's, se dégonfle comme un ballon de baudruche alors que tous les termes et éléments pour donner consistance à cette matière furent savamment posés et construits dès les premières images du film, bien que se raccrochant à l’avalanche de matériaux destructeurs nés de la désagrégation de la plateforme suspendue dans les airs appartenant à l’ennemi. Dès le commencement, un certain réalisme est garanti par la ressemblance de la situation qui se dégrade avec l’effondrement des tours du World Trade Center. Mais ensuite, tous les poncifs archi-rebattus du cinéma fantastique viennent couvrir et repousser les quelques initiatives créatrices des premières intentions. Ainsi, le film rate l’évolution que l’on attendait de lui, à savoir le seul et ingénieux combat des 2 héros omnipotents. Le duel n’a duré que le temps d’une séquence sans stratagème aucun, sinon avec un échange donnant-donnant de coups musclés. Grâce à un trop rapide raisonnement analogique ( Batman comprend le lien sentimental qui unit son vis-à-vis avec sa mère ), le film virevolte et, par une pirouette acrobatique, se replie sur la solution de rechange bien trop facile ( quand on ne peut pas nourrir un scénario original ) à savoir la guerre qui unit les duplicata des Avengers qui trouvent unité contre un seul ennemi à la mesure de leur puissance, c’est-à-dire un mastodonte titanesque, informe et monstrueux, suscité par un Frankenstein aux allures de savant-fou à la mode geek. Epaississons la soupe populaire par la pauvre femmelette prise en otage et qu’il faut sauver au terme d’un ultimatum chronométré, ce qui se fera in extremis pour les besoins de l’happy end familial, on s’embourbe dans le néant abyssal d’une création cinématographique en manque d’exploration et d’esthétique d’images. Le changement de cap d’une embarcation virant à la dérive marque un aveu de faiblesse inventive !!
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 2 Interprétation : 3-
Scénario : 2 Affiche: 2
Dialogues : 3- Décor : 2-
Montage : 3+ Photo : 3-
Son : 4- Effets spéciaux: 3
Costumes : 3+ Musique : 3