Emission n°120: Un village presque parfait
Emission n°120 UN VILLAGE PRESQUE PARFAIT
le 11/03/16 Un village presque réel
FRANCE
Comédie
Nature : Cinéma
Sorti en 2015
Histoire
Le petit village « Saint-Loin-la-Mauderne »se meurt depuis la fermeture de son usine. Mais pour se relancer et avoir les subventions de Bruxelles, il lui faut absolument un médecin. M. Meyer est forcé d’y être.
de : S. Meunier
avec : D. Bourdon ( le maire ),
L. Deutsch ( le médecin ),
D. Podalydès ( Henri ) –
P. Menès
violence : aucune - humour : un peu - diffusé sur Canal+ - 20h55
Cote d’amour : 3
Commentaires:
Au regard du désenclavement et de la réduction mentale des distances spatiales ou géographiques, le propos du film portant sur l’éloignement d’un vieux village gaulois paumé amène à sourire, bien que la désertification des campagnes reste un sujet d’actualité, et bien + encore la disparition de la médecine de proximité dans le monde rural. A priori, ce n’est sûrement pas un médecin de ville qui irait se métamorphoser en médecin des champs. C’est donc grâce à la magie du cinéma que Meunier fait débarquer un repris de justice dans le monde dépeuplé d’un village au fin fond de la France que même le chanteur Kamini ne connaît pas ! C’est alors que le déversement de tous les clichés sociaux impossibles et inimaginables se manifeste, la supposée naïveté des ruraux, qui n’ont jamais fouler le sol urbain, en étant l’essence : ils singent donc les activités typiquement urbaines telles le cricket par exemple ou encore la cuisine rare d’un bœuf strogonoff. A partir de ce moment, nous avons l’impression de vivre dans un autre monde : non pas celui des ploucs qui n’ont jamais vu la mer, mais celui d’un scénariste, probablement très parisianiste, qui possède encore une vision très éculée, et donc très contestable, de la vie sociale champêtre. Le plouc n’est donc pas celui que l’on s’imaginait. Il est, cependant, curieux que des acteurs de renom ou confirmés adhèrent au projet. Somme toute, le cinéma, en tant qu’art puisant avant tout dans l’imaginaire, peut vriller dans la caricature la plus improbable ou la plus irréelle. En ce sens, le film serait à mettre au rang d’une BD animée et sympa qui modernise le thème du village de résistants et de râleurs bien de chez nous. Ainsi, l’œuvre nous en dit long sur notre inconscient collectif et culturel bien franchouillard !..
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3+ Interprétation : 3
Scénario : 3- Affiche : 3+
Dialogues : 3+ Décor : 3+
Montage : 2+ Photo : 3+
Son : 3- Effets spéciaux : HC
Costumes : 2+ Musique : 2