Film n°1240: Les Tuche 2
FILM n°1240 LES TUCHE 2
le 25/02/16 « French Touch » familiale délocalisée
FRANCE
Comédie
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
A l’occasion de l’anniversaire de leur benjamin, la famille « Tuche » part le retrouver aux USA, endroit où il effectue ses études et a sympathisé avec une famille fortunée. Les « Tuche » devront s’adapter à eux !!
de: O. Baroux.
avec : J-P. Rouve ( Jeff ),
I. Nanty ( Cathy ),
C. Nadeau ( Mamie Suze ),
T. Fernandez
violence : aucune - humour : un peu - salle : 20% de la salle - tarif :0.00€
Côte d’amour : 3
Commentaires:
Surfant sur le succès relativement populaire du 1er opus, Baroux nous réchauffe les jeux et les ressorts des mêmes personnages sur un synopsis qui se tient. Ainsi, on revoit poindre l’imposante tignasse de Jeff avec son langage et sa mentalité du Nord, la sérénité de sa femme toujours à cheval sur ses principes de bonne mère de famille, la fraicheur naïve de la grande fille à la folie des grandeurs et le fils au style rappeur masquant à peine une sous-culture de quartier. La famille du terroir gaulois respecte ainsi son style très franchouillard pas méchant, mais gentiment plouc, hormis bien sûr le vilain petit canard qu’est « coin coin », le benjamin de cette famille. Les rôles sont renversés car celui-ci est plus évolué que le reste de sa communauté. Ainsi, Baroux perpétue les éléments du succès en les soumettant au crible de l’acculturation. Certes, le résultat est un échec malgré le déchaînement de toutes les bonnes volontés familiales et solidaires. La leçon est que l’on ne change pas sa nature et sa culture sociale ( voire de classe ) malgré de hautes et vénérables ambitions d’ascension sociale. Finalement, la leçon du maître Baroux est bien décevante, même si elle caresse dans le sens du poil l’intégrité des gens du Nord et, finalement, leur supposée inadaptabilité ! A la touche finale du film, Baroux semble vouloir briser cette réputation par le mariage gay du fils cadet avec un mâle américain. Aujourd’hui, il ne fait qu’enfoncer une porte ouverte, cédant à un certain « politiquement ou laïquement correct » nouveau, et le vire voltage du père, a priori culturellement traditionnel, montrerait une capacité à renier ses convictions. L’amour à tout prix nous ferait donc évoluer aux USA ( et peut-être ailleurs ? ) et rattraperait toute perte. Ainsi, Baroux séduirait les producteurs pour obtenir un amont financier. Mais la cohésion sociale paraît bien trop facile, surtout quand elle dénie la complexité humaine qui existe même chez les gens jugés modestes. Mais la conclusion restait peut-être alignée à l’ambiance et à la mentalité seulement potaches et bande-dessinesques de l’esprit général du film ?
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3 Interprétation : 5
Scénario : 3- Affiche : 4-
Dialogues : 4 Décor : 4-
Montage : 3 Photo : 3+
Son : 3+ Effets spéciaux : HC
Costumes : 3+ Musique : 3