Film n°1218: Sinister 2
FILM n°1218 SINISTER 2
le 20/09/14
USA
Horreur
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
Alors qu’il reprend son enquête inachevée sur les homicides non résolus, l’ex-shérif adjoint fait la connaissance d’une mère de famille et de ses 2 enfants, vivant dans une demeure où des meurtres eurent lieu.
de: C. Foy
avec : J. Ransone ( l’ex-shérif adj.),
S. Sossamon ( C. Collins ),
R. Sloan ( Dylan ),
D. Sloan ( Zach )
violence : beaucoup - humour : aucun - salle : 7% de la salle - tarif :6.20€
Côte d’amour : 3-
Commentaires:
Si le reproche a été proféré à l’égard du 1er opus sur le manque de gore pur et dur, malgré une ou 2 scènes bien traumatisante(s), la suite fait le grand « Saw » dans la mise en scène, justement, des tortures élaborées, ingénieuses et lancinantes, opérées, de surcroît, par des enfants que l’on qualifiait d’ « innocents » jusque là. Ainsi, tout laisse à croire que la série « Saw » a inauguré un nouveau genre de gore que l’on associe à une nouvelle vogue du cinéma d’horreur américain, à savoir le rituel satanique ( ou, pour certains films, son diamétral opposé qu’est l’exorcisme ). « Sinister 2 » ne faillit pas, cette fois, à l’exercice, mais contient une morale ou une leçon au cœur de la fange la plus ténébreuse : l’innocence ( du jeune initié malgré lui, Dylan ) est une force en ce sens qu’elle nous tend vers le Bien et ne nous laisse pas corrompre ou extorquer notre âme. Elle préserve notre libre arbitre et notre intégrité : l’emprise des images traumatisantes n’est donc pas automatique sur notre conscience, même à l’état le plus candide. En revanche, l’orgueil d’être le meilleur ou le plus fort nous dispose aux pires des actes jusqu’aux plus ignobles vis-à-vis des autres et même des proches : c’est ce qui anime Zach. Au passage, est diabolisée l’obsession de certains jeunes à immortaliser, par des captures d’images, ( autrefois par une caméra 8mm, aujourd’hui par les portables permettant des vidéolynchages ) des scènes de violation extrême d’autrui, sombrant même dans le sadisme, afin de les revisionner à bon escient et, ainsi, de jouir de leur volonté de puissance. La dichotomie chrétienne est donc sauve ! Cependant, il faut disséquer très profondément la matière première pour en arriver à ce fond : ainsi la forme peut décourager, à force d’écœurement nauséeux, notre humaine tolérance. On comprend alors pourquoi Dylan est rétif à s’abreuver de souvenirs filmés immondes et pourquoi on se projette facilement en lui. En revanche, la scène de clôture semble bâclée et brise quelque peu la logique de l’emprise du Mal propre au genre : ce Mal poursuit le justicier chez lui, exempt d’enfant et de meurtre. Ce mystère soudain permettrait-il une ouverture à une trilogie mercantile ?! Pariez
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3- Interprétation : 3+
Scénario : 3
Dialogues : 3+ Décor : 3-
Montage : 3- Photo : 4-
Son : 3
Costumes : 2+ Musique : 2-