Film n°1219: Knock Knock
FILM n°1219 KNOCK KNOCK
le 28/09/15
USA
Thriller
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
Un architecte de 43 ans, marié et bon père de famille, resté seul un week-end, ouvre sa porte à 2 superbes jeunes filles mal intentionnées: celles-ci veulent lui faire payer son infidélité qu’il a vécue avec elles
de: E. Roth
avec : K. Reeves ( E. Webber ),
L. Izzo ( Genesis ),
A. de Armas ( Bel ),
A. Burns ( Louis )
violence : beaucoup - humour : aucun - salle : 7% de la salle - tarif :6.20€
Côte d’amour : 3+
Commentaires:
D’abord bimbos bombasses à souhait, les 2 jeunes diablesses exercent sans pitié leur jeu de séduction en direction d’un homme jugé fort honnête jusque là. Jusque sous le rideau de la douche, il se fait prendre dans leurs filets d’un plan Q à trois à l’improviste. Ensuite, le pire arrive progressivement : c’est ce qui est arrivé au personnage incarné par le « juste » d’Hollywood, à savoir K. Reeves, victime des tueuses de réputation sur réseaux sociaux qui ne sévissent plus seulement par photos truquées, mais maintenant par passage à l’acte immortalisable sur portable. Celles-ci, sans raison apparente, voudront, par féminisme ou par puritanisme ( les 2 ne sont pas nécessairement compatibles, voire plutôt antinomiques ), faire payer le père de famille capable de faute. Une série de jeux cruels animés et enchaînés par la pure vengeance féminine à propos du donjuanisme masculin se met en place. La finalité est la mort, non pas physique du père bienséant, mais de l’image ou de la perception que les autres auront de lui, afin d’entraîner, par ce procédé, la ruine de la vie sentimentale, voire professionnelle, du mâle. Ainsi, le remake de « Death Game » ( film de P. S. Traynor, de 1977 ) réactualise un phénomène amplifié aujourd’hui par les moyens de diffusion + sophistiqués et instantanés encore : le flingage de réputation que les commérages d’avant ne pouvaient appuyer par des preuves techniques ou matérielles. Ainsi, par cet agissement infernal et par ces nouvelles armes efficaces de guerre, les femmes vont + loin encore dans l’émasculation sociale de l’homme, adoptant cette mentalité de Femen + intrusives par effraction de la sphère privée. Après chaque séquence, l’intrigue semble nous réserver l’horreur finale au bord du précipice. Elle n’intervient pas en clôture du film, mais elle est constamment diluée dans un calvaire où le spectateur pouvait se sentir aussi impuissant que la victime, avec cette scène paroxystique d’une des filles montée sur le corps masculin attaché aux barreaux d’un lit pour accomplir ce que l’on peut nommer un viol. Ainsi, ce film est la dénonciation d’une certaine jeunesse cultivant la cruauté impitoyable au lieu de se construire avec la limite positive de la honte, comme respect d’autrui et de son extrême faiblesse : on est venu tenter la victime l’acculant au pied du mur…de la douche!
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3+ Interprétation : 4-
Scénario : 3+
Dialogues : 4- Décor : 3+
Montage : 3 Photo : 4
Son : 3+
Costumes : 3+ Musique : 3+