Emission n°104: Sinister
Emission n°104 SINISTER
le 18/09/15
USA
Horreur
Nature : Cinéma
Histoire:
Ellison est auteur de romans policiers inspirés de faits réels. Avant d’écrire un nouveau best-seller, il emménage avec sa famille dans une maison où ont été pendus les prédécesseurs. Une entité surnaturelle veille
de : S. Derrickson
avec : E. Hawke ( Ellison ),
J. Rylance ( Tracy ),
J. Ransone ( le shérif adjoint ),
C.Foley
violence : beaucoup - humour : aucun - diffusé sur www.k-streaming.com à 13h50
Cote d’amour : 3
Commentaires:
Le titre laconique et sans concession que représente « Sinister » annonce un dessein sombre et mortuaire, à l’instar d’anciens titres habiles de films d’horreur américains comme « Simetierre » par exemple. L’effroi est donc d’emblée suscité, servi par un début cruel qui annonce déjà « la couleur » de la mort et de la souffrance, à savoir la série de personnes en train de se débattre et d’agoniser en pendaison. Dans la veine de la vogue des films se basant sur la possession démoniaque ou sur la maison hantée, le décor est planté exprimant l’extrême macabre des procédés ne pouvant provenir que d’une intention satanique. Bien entendu, face à cette réalité constatée, la candeur, ou, au pire, la neutralité des protagonistes bien comme il le faut ( honnête professeur ou scientifique, maître d’une famille modèle avec une mère de raison et 2 bambins désirés ) permet le développement d’un insidieux et sinistre stratagème contre eux qui, faute de doutes et de savoirs suffisants, tomberont plus ou moins dans le panneau. Le face-à-face est donc bien stéréotypé et peine à s’extirper d’un cadre cinématographiquement conventionnel en la matière : une maison, au cœur de la forêt, esseulant les protagonistes de telle sorte à les livrer comme des proies sans défense au pire des monstres sanguinaires. Evidemment, l’endroit permet une recherche hasardeuse, mal assurée dans la mesure où peuvent surgir des êtres malfaisants à partir de tous les recoins possibles, dans une obscurité garantie. Si les jump scare sont favorisés, ainsi que les champs/contrechamps ( plans pris successivement devant et derrière le personnage principal visionnant les pellicules ), les scènes sont dépourvues de toute originalité. Depuis « Hostel » ou « Saw », on a assisté à des séquences encore plus horribles. Le rythme est lui-même « sinistré » car beaucoup trop mou si bien qu’il n’est pas aussi oppressant que celui d’ « Amityville » par exemple. En fait, le film nous mijote sans flamber notre humeur ni approfondir l’enquête pourtant requise alors que la piste savante ( du professeur Jonas par exemple ) s’engageait si bien
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3- Interprétation : 3+
Scénario : 3+
Dialogues : 3+ Décor : 2
Montage : 3+ Photo : 4-
Son : 4-
Costumes : 3- Musique : 2+