Film n°1214: Victoria

Publié le par egeay

 

FILM n°1214      VICTORIA                                                                        

le 31/08/15        Scénario tragiquement braqué

  Allemagne                          š  ›                             

  Tragédie

  POITIERS – TAP Castille                                      

Histoire:

A la sortie d’une boîte berlinoise, une espagnole est abordée par un groupe de jeunes allemands et enrôlée, avec son consentement, dans un braquage de banque. Elle finira par tomber amoureuse de l’un d’eux…

de: S. Schipper  

avec : L. Costa ( Victoria ),

           F. Lau ( Sonne ),

           F. Rogowski ( Boxer ),

           B. Yigit ( Blinker )

violence :   un peu     -  š    humour :  aucun    -    šsalle :  15% de la salle š -  tarif :5.00€ 

                                                      Côte d’amour : 3

 

Commentaires:

 

Salué par la critique pour sa prouesse dans le maintien du plan-séquence, « Victoria » ne contient que cette particularité technique. Certes, celle-ci donne du poids à la temporalisation des événements en permettant de les suivre au + près par une caméra rapprochée : après le défoulement ( juste entrevu ) de la nuit, le calme revient au petit matin ; puis les responsabilités reprennent leurs droits ( Fuss est rappelé à sa dette par un gang impitoyable, ce qui réveille celle de ses potes ), ce qui entraîne inexorablement l’implication nécessaire et audacieuse jusqu’à la perte de l’équilibre premier et régulier. Le rythme du film démarre piano/piano pour progressivement s’accélérer. La première image, même, est admirablement opaque pour, peu à peu, se concentrer sur l’héroïne malgré elle: la madrilène Victoria. Entre naïveté et prise de responsabilité quand elle s’est engagée, Laia Costa accomplit bien son taf pour un personnage qui doit rapidement exprimer tour à tour une variété de tons. Tombant dans la délinquance par amour ou pour tuer son ronron quotidien ( rien n’est avoué ), elle nous rappelle cette condition d’existence: céder à la tentation pour être finalement éligible à la condamnation sans avoir eu l’impression de fauter en raison de sa discipline de vie ( elle agit en obéissant, elle l’ancienne élève du conservatoire ) ou de ses amitiés. La solidarité germanique ( même au temps des nazis ! ), on connaît ! ainsi que la discipline qui la permet. Apparemment, la leçon revient à nous informer que cette mentalité n’est pas seulement allemande, mais plutôt universelle au nom toujours d’une union humaine universelle dont l’unité allemande n’en est que l’expression. Cependant, derrière l’universelle condition humaine et l’habileté technique de Schipper, l’histoire à la « Bonnie and Clyde » n’est guère nouvelle : aucun génie du scénario ne se dégage de cette virée humaine, d’un "commun" braquage et de ses conséquences logiques. Les moyens semblent cacher les carences de l’écriture. D’ailleurs, les dialogues ne dépassent guère ceux du Bronx et la ficelle de la panne de bagnole au moment de déguerpir pour sa survie fut maintes fois utilisée par la machine américaine pour créer la frayeur du suspens soudain. Le film couvre un menu frugale qui aurait gagné à être plus entrelardé.

 

Cotes d'appréciation:

Réalisation : 3+                         Interprétation :    3+                        

Scénario :     2-                         Affiche :               2-

Dialogues :   3-                         Décor :                 2                                    

Montage :     4                          Photo :                 4                          

Son :             3                         Effets spéciaux :  HC

Costumes :   3                          Musique :             2-                        

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Publié dans ciné

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