Film n°1213: Une famille à louer

Publié le par egeay

FILM n°1213    UNE  FAMILLE  A  LOUER                                                  

le 27/08/15      Bombe de talent confirmée pour Poelvoorde›

  FRANCE                   š                              

  Comédie dramatique

  BUXEROLLES – Méga CGR                                    

Histoire:

Paul-André, la quarantaine, vit une dépression en raison de sa solitude alors qu’il est très riche. Il lui manque, en fait, une famille.  Il propose alors d’en intégrer une à une mère surendettée qui a déjà 2 enfants…

 de: J-P. Améris  

avec : B. Poelvoorde ( Paul-André ),

          V. Efira ( Violette ),

          P. Rebbot ( Rémi ),

          F. Morel

violence :    un peu   -  š    humour :  un peu    -    š   salle : 20 % de la salle š-   tarif :0.00€ 

                                                      Côte d’amour : 4-

 

Commentaires:

Scénario digne d’une téléréalité avec un titre accrocheur qui a pour but d’interpeller notre instinct familial, « Une famille à louer » ne contient pourtant aucun acteur amateur. Bien au contraire, la comédie sociale est magnifiée par le meilleur jeu d’acteur de Poelvoorde : pour incarner un personnage renfrogné et dépressif car névrotique, il casse à merveille son humeur de boute-en-train, possédant véritablement ( il en fait du moins ses preuves ) un fort talent dramatique. Tout au long du film, nous pouvons donc nous certifier que c’est un grand acteur dramatique avant de s’en écarter et de s’en libérer en sortant, sur les plateaux, un jeu de fanfaron. Poelvoorde est, ainsi, démonstratif dans la faculté à se retenir et même à rougir, à adopter un ton refoulé que dissimule un Moi adapté au Surmoi familial qui le poursuit inconsciemment malgré lui. D’ailleurs, son éruption de colère momentanée face au fils de Violette, sonne comme une pulsion inconsciente à peine échappée du contrôle conscient. Face à lui, il fallait un contrepoids professionnel : Efira est un très bon choix dans la mesure où la pensionnaire belge assure un rôle de mère mi-engagée/mi-résignée par le poids de la proposition financière de taille. Elle joue juste, sans avoir néanmoins le jeu dramatique « explosif » de son vis-à-vis. On peut alors être déçu de scènes ratées à force d’être brisées par le personnage principal qui renonce au dernier moment. Mais sa nature le veut et le réalisme social de l’ensemble est privilégié au détriment de la comédie déjantée, réalisme que le film contient déjà en son essence : il comprend l’adhésion affective de la femme par la prise en charge financière de l’homme :  antithèse du Don Juan, Paul-André séduit son intéressée avant tout par sa richesse pécuniaire, le film évitant habilement l’écueil de la prostitution. Même si les seconds rôles n’accomplissent que le service minimal, le film peut se classer au rang d’une œuvre originale et non pas comme un produit commercial standard ! Nous pouvons constater que Virginie Efira sait choisir ses scénarios sans chercher à les aligner…

 

Cotes d'appréciation:

Réalisation :  4-                         Interprétation :    4                                   

Scénario :     3+                         Affiche :              2+

Dialogues :   3+                         Décor :                3+                        

Montage :     3+                         Photo :                3+                        

Son :             3                          Effets spéciaux : HC

Costumes :   3                          Musique :             3-                        

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Publié dans ciné

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