Film n°1202: Jurassic World
FILM n°1202 JURASSIC WORLD
le 28/06/15
USA
Fantastique
MONCOUTANT – Le Stella
Histoire:
L’Indominus Rex sème la terreur au sein d’un parc jurassique retapé pour en faire un centre d’attraction. Les seuls espoirs de maîtriser la bête reposent sur les épaules du dresseur de raptor O. Grady…
de: C. Trevorrow
avec : C. Pratt ( O. Grady ) – B. Dallas Howard ( C. Dearing ) – I. Khan ( S. Masrani )
violence : beaucoup - humour : aucun - salle : 15% de la salle - tarif :4.00€
Côte d’amour : 4
Commentaires:
Les résurrections et les remakes semblent former la tendance du cinéma américain actuel. On renouvèle donc le genre jurassique des vilains monstres tout bébêtes sont-ils. Sans trahir la trilogie spielbergienne, « Jurassic World » n’hésite surtout pas à reproduire les éléments à succès de la série précédente. Il les rassemble en un seul scénario : ainsi on assiste à l’ « éternel retour » des mômes venus visiter un parc surtout dédié à eux, dont la charge revient aux adultes qui possèdent les premiers rôles, de toutes sortes de dinosaures, des plus pacifiques aux plus sanguinaires, des plus innocents aux plus malins, de l’expert en domptage d’animaux ultra-sauvages et paléontologiques, du gérant richissime qui se paye le luxe d’un tel spectacle et enfin les ptérosaures qui rappellent ceux de « Jurassic Park 3 » et indéniablement les « Oiseaux » d’Hitchcock en un éclair de temps. Mais cette fois, le monstre-vedette est issu tout droit de l’intentionnalité scientifique du gérant, souhaitant le progrès de la science au service du profit. Forcément, ce méchant profiteur vénal le paiera de sa personne pour le bien de la leçon d’éthique. Le film reproduit bien alors la fragilité des avancées humaines : la théorie s’efface devant l’expérimentation des scientifiques qui ne peuvent stéréotyper le nouveau mastodonte et du dompteur dont l’art ne repose que sur sa pure expérience et sur ses intuitions ou même « flair » dans la mesure où les rapports, dans l’évolution débridée d’une gestion mal assurée, redeviennent primaux. Sans atteindre les mouvements et les embuscades de la précédente trilogie, « Jurassic World » représente sa synthèse au contenu référentiel intéressant dans la mesure où les tenants et aboutissants de l’esprit de la série sont revus avec une version nouvelle. Cependant, à force de s’appuyer sur les mêmes poncifs, les effets sont prévisibles et sans crainte.
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3+ Interprétation : 3+
Scénario : 3-
Dialogues : 3+ Décor : 4-
Montage : 3+ Photo : 4-
Son : 3+
Costumes : 3 Musique : 3+