Film n°1203: Un moment d'égarement
FILM n°1203 UN MOMENT D’EGAREMENT
le 29/06/15
FRANCE
Drame
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
Antoine et Laurent, amis de longue date, passent ensemble leurs vacances en Corse avec leurs filles respectives Louna, 17 ans et Marie 18 ans. La première tombe amoureuse de Laurent qui essaie de s’en délier.
de: J-F. Richet
avec : V. Cassel ( Laurent ),
F. Cluzet ( Antoine ),
A. Isaaz ( Marie ),
Lola le Lann ( Louna )
violence : un peu - humour : aucun - salle : 10% de la salle - tarif :4.00€
Côte d’amour : 2
Commentaires:
Presque logiquement, un remake devrait être le perfectionnement du film-référence. Or, le produit rance de Richet est le démenti de cette affirmation. En effet, alors que la réalisation de Claude Berri de 1977, mettant en scène Lanoux et Marielle, ainsi que A. Soral et C Dejoux comprises dans le quattuor original, avait pris un sérieux coup de vieux ( musique d’époque ringarde et criarde, vieux maillots grossiers, décor élémentaire d’une vie à la mer et éthique bien pensante des français moyens des années 70 ), la reprise de Richet n’était pas une si mauvaise idée que cela dans le projet de remettre une bonne couche de peinture aux contextes géographique et socio-moral. Il devenait alors curieux et intéressant de transporter ce scénario de fond ( la fille pas encore majeure s’énamourache du bon vieux pote de son père tous les 2 quadras ) au coeur des rapports humains et mentalités d’aujourd’hui qui reconnaissent seulement la pédophilie comme faute originelle. En ce sens, l’histoire reste d’actualité : sur ce point fondamental, les mentalités n’ont pas changé et restent prohibitives. Donc, tous les ingrédients du remake à succès étaient réunis. Or, le tandem Cassel/Lanoux ne fait pas oublier les 2 compères du film de Berri qui étaient plus pétillants et plus réactifs. Plus surprenant encore, Cluzet, recruté probablement pour sa capacité à s’énerver, n’a plus que les poings pour s’expliquer avec Cassel. Au lieu d’échauffourée décevante ( car mal filmée ici ), le film de Berri avait ouvert un débat intelligent sur les conséquences de l’acte de Marielle en discussion avec Lanoux pas systématiquement fermé à l’existence d’un couple atypique. Cependant, la version de 1977 finissait en queue de poisson, fin que nous attendions nettement meilleure dans le remake, d’où son nécessaire intérêt. Or, après les empoignades, Richet n’achève pas mieux son film et n’a pas assuré son casting en recrutant une apprentie-lolita à laquelle l’attribution du titre de « femme fatale » ferait injure à Adjani ou à même à Bellucci dont les rondeurs et le charme latins forcent le label. Film au petit jeu.
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 1 Interprétation : 2-
Scénario : 0
Dialogues : 3+ Décor : 3-
Montage : 3 Photo : 3
Son : 3
Costumes : 2 Musique : 3-