Film n°1201: San Andreas

Publié le par egeay

 

FILM n°1201                    SAN  ANDREAS                                                                           

le 03/06/15                   Vite dans l’impasse !

  USA                                      š  ›                               

  Catastrophe

  BUXEROLLES – Méga CGR

Histoire:                                   

En Californie, la faille de San Andreas s’ouvre et provoque un séisme de magnitude 9 comme rarement égalé. Un pilote d’hélicoptère, secouriste, accompagné de sa femme, essaie de sauver leur fille unique Emma…

 de: B. Peyton 

avec : D. Johnson ( Ray ) – C. Gugino ( Emma ) – A. Daddario ( Blake ) – I. Gruffudd ( Daniel )

violence :   un peu      -   š    humour :    aucun    -  š   salle :  5% de la salle š-    tarif :7.70€ 

                                                      Côte d’amour : 2

 

Commentaires:

Conçu sur le rythme tambour battant du « Jour d’après », « San Andreas » tente de prendre de cours le spectateur en pressant sa sensibilité pour susciter une angoisse et une terreur primales qui n’attendent pas le degré minimal de réflexion. Or, il s’agit nécessairement de planter le décor et les protagonistes à l’intérieur, ainsi que leur rapport et leur crédibilité. C’est pourquoi Dayne Johnson es réquisitionné et recruté pour le premier rôle, connu pour apporter la valeur ajoutée musculaire d’un film qui en manquerait sinon. Le Monsieur muscle de service est alors contrebalancé au premier plan par l’intello, sage car d’un âge avancé, chauve et binoclard : l’homme d’action doit laisser place au discours annonciateur ou prophétique que seul le scientifique à la symbolique affichée et affirmée garantit : il faut interpréter les événements à venir pour les expliquer. Seul est habilité à délivrer la Vulgate le vieux sage à l’esprit scientifique et non plus le Prophète biblique trop irrationnel aujourd’hui pour être cru et suivi. Ainsi, l’apocalypse est désenchantée, mais on préserve la moralité de l’histoire version camusienne : c’est au sein des conditions misérables de l’homme que l’humanité doit ressurgir et se réaliser avec courage. Ainsi est fustigé l’égoïsme de Daniel voulant sauver sa peau en délaissant sa femme et en prenant pour rempart un pauvre bougre. C’est lui, pourtant, qui périra : le châtiment naturel a remplacé le châtiment divin. Décidément, les films catastrophes américains sont d’essence bien laïque. Cependant, les ficelles et poncifs sont vite décelables et l’intérêt du film tombe autant en lambeaux que la décomposition des éléments du film qui ne se produit que de manière extrêmement linéaire. On assiste plutôt alors au remake de « Beaucoup de bruit pour rien »!

 

Cotes d'appréciation:

Réalisation : 2                         Interprétation :     3                                   

Scénario :    1-                        Affiche :                1

Dialogues :   2+                       Décor :                3-                         

Montage :    3+                        Photo :                 4                           

Son :            3+                       Effets spéciaux :   3

Costumes :   2                         Musique :             3+                        

 

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Publié dans ciné

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