Film n°1180: Bis
FILM n°1180 BIS le 18/02/14
FRANCE
Comédie dramatique
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
2 anciens potes de lycée, encore amis de nos jours, dont l’un est + volage que l’autre, se retrouvent propulsés en 1986, après une chute d’escaliers. Ils vont tenter de modifier quelques aspects de leur destin!...
de: D. Farrugia
avec : K. Merad ( Patrice ) – F. Dubosc ( Eric ) –A. Lamy ( Caroline )– G. Darmon–A. Girouard
violence : aucune - humour : un peu - salle : 8% de la salle - tarif :9.00€
Côte d’amour : 2
Commentaires:
Pour les nostalgiques de la période de notre adolescence, le thème du film s’imposait, à savoir relater la vie selon les conditions des années 80, au lieu de dépoussiérer une pléiade de chanteurs cultes. Par un tour mystérieux et inexplicable, 2 compères, incarnés par les comiques du panorama très frenchie et très utilisés en ce moment, Kad et Dubosc, reviennent à l’époque bénie d’une société de consommation qui sera celle que nous connaissons encore aujourd’hui. On s’attendait à beaucoup de contrastes. Or, l’habillement et le décorum déçoivent très vite : les blousons jean ou les coiffures aux tignasses longues dans le cou et qui dépassent un peu en avant, les baskets et les grosses chaînes sur l’épaule sont totalement absents de l’horizon « eighties ». Seul l’accident de Kad voulant emporter avec lui le téléphone à fil nous ramène aux conditions techniquement « préhistoriques » de la période qui gardait alors une marge d’évolution vers le confort et + d’automatisation encore. Surtout, le climat est très déphasé : en 86, on chantonnait les « Démons de minuit » ou « Nuit sauvage » et non plus « Change your heart » ou « Vertiges de l’amour » déjà largement ringardisés ! On évoquait sur les ondes la catastrophe de Tchernobyl, contribuant à nous geler les os dans une atmosphère plutôt angoissante liée à la guerre froide, voire même à la transmission irréversible du syndrome anti-immunitaire. On n’était guère aussi pépère ou « cool » que ce que le film tente de nous faire croire. Farrugia semble accuser alors 6 années de retard et a donc mal réglé les aiguilles de son horloge : nous étions plus en effet dans une ère insouciante en 1980, telle que le film prétend nous brosser, avant l’arrivée des malheurs et catastrophes vers 1981 : découverte du SIDA, communisme menaçant en France et dans l’ouest de l’Europe, tentatives d’assassinat de personnalités majeures…Farrugia a donc raté le coche de la pertinence, voire de la brillance. Le comique fin y perd beaucoup.
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 2 Interprétation : 3-
Scénario : 2-
Dialogues : 3+ Décor : 2
Montage : 3 Photo : 3
Son : 3+
Costumes : 3 Musique : 3