Film n°1179: L'enquête
FILM n°1179 L’ENQUETE le 14/02/14
FRANCE
Thriller judiciaire
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
En 2001, le journaliste D. Robert met le feu aux poudres du monde la finance en dénonçant le fonctionnement opaque de la société bancaire Clearstream. Elle est au coeur de trafics touchant la politique
de: V. Garenq
avec : G. Lellouche ( D. Robert ) – C. Berling ( le Juge Van Ruymbeke ) – E. Naggar – A. Gouy
violence : un peu - humour : aucun - salle : 50% de la salle - tarif :9.00€
Côte d’amour : 3
Commentaires:
Le sujet paraît colossal tant l’affaire qu’il ambitionne de dévoiler et d’expliquer est compliquée. Globalement, Garenq s’en sort plutôt bien. Pour se faire, il a su intelligemment centrée l’intrigue sur celle d’un homme, ce qui permet l’emphase et la concentration sur le héros de cette grande et ténébreuse affaire de finances. Alors, même si on ne comprend pas grand-chose à la haute finance, l’enquête journalistique, doublée d’une investigation judiciaire, prend les gonds nécessaires d’une recherche et progression balisées, construites et pas trop rapides pour que le spectateur moyen puisse suivre. Ainsi, Garenq réussit à composer clarté et incision profonde. L’affaire tentaculaire se comprend donc au fur et à mesure : le réalisateur a donc su la démocratiser en quelque sorte, en nous plaçant en dehors puis à l’intérieur du circuit : en dehors, nous amateurs, et en dedans nous investigateurs au risque d’être menacé, à l’instar du personnage incarné par Lellouche. La loupe est réussie et efficace ; elle nous rappelle celle de « Présumé coupable ». Sauf qu’ici, un maillon étiré amène avec lui tout un pull épais ! De l’affaire Clearstream, très bien située géographiquement avec effort de zooms exhaustifs, nous en saisissons les ramifications politiques ( lien avec l’affaire Karachi ). Il faut alors saluer le travail de titan qu’a dû opérer Garenq pour organiser tous les tenants et aboutissants en lien les uns avec les autres dans un effort pédagogique certain. Malheureusement, la récompense se heurte au barrage de la désaffection d’un large public. Malgré le traitement pédagogique, le spectateur peinera à y trouver une bouche d’aération mentale !
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3- Interprétation : 3+
Scénario : 3+
Dialogues : 3+ Décor : 3+
Montage : 3- Photo : 4-
Son : 3+
Costumes : 3+ Musique : 2