Film n°1181: Projet Almanach

Publié le par egeay

FILM n°1181                                       PROJET ALMANACH                                                  

le 25/02/15                                  La fin méritait d’autres moyens

  USA                                 š›                             

  Science-fiction

  BUXEROLLES – Méga CGR                                    

Histoire:

4 adolescents de fibre scientifique font la découverte stupéfiante d’une machine à remonter le temps, suite aux travaux avancés par le père d’un des leurs. Mais changer le cours du temps peut se révéler néfaste. 

 de: D. Israelite  

avec : J. Weston ( D. Raskin )– A. Evangelista ( Adam )– S. Black d’Elia ( Jessie  )– S. Lerner

violence :      un peu    - š    humour :   aucun    - š   salle :  10% de la salle š -    tarif :9.00€ 

                                                      Côte d’amour : 3-

 

Commentaires:

Vieux thème scénaristique qui, de décennie en décennie, est relooké ou revisité, le changement du temps, à partir d’une remontée dans le passé par une machine révolutionnaire, peut toujours raviver la flamme de l’excitation imaginaire : la démarche se fonde sur des représentations passées déjà données à partir de quoi nous pouvons combiner plus facilement d’autres possibilités qui se présentent dans le futur. Le film en abuse à l’image du rattrapage de l’occasion manquée du gars cérébral timide qui peut se reprendre alors pour avoir un avenir meilleur avec, cette fois, son amoureuse vivant à ses côtés. Cependant, et c’est la force du film, vouloir changer le cours des événements peut réserver des conséquences plus fâcheuses encore. La caméra, regrettablement celle d’un found footage moyen, nous transporte ici et là, toujours témoignant du « vivons libre, vivons n’importe quoi ! ». Nous traversons donc des décors affriolants et dans ce travail de recomposition, nous évitons la confusion ; c’est à tel point que, dans le retour au passé, peuvent se téléscoper 2 mêmes individus, ce qui fait que l’un aura moins de réalité que l’autre, sera sur le point de se désintégrer. Nous serions alors le fruit de possibles nous rendant impossibles ontologiquement. Le film illustre très logiquement cette condition de fragilité de l’être et d’être en fonction de ses désirs qui, en redéfinissant le temps, nous menacent de virtualité. La morale est donc que nous sommes le fruit de nos désirs : il faut donc en être responsable pour que leur fin soit heureuse. Ceci semble possible avec la technologie prometteuse, conception bien fragile, voire inimaginable : une simple décharge, n’importe où et n’importe quand, peut nous transporter dans un ailleurs ! Ce moyen d’asseoir une morale est-il à sa hauteur ?

 

Cotes d'appréciation:

Réalisation : 2-                         Interprétation :     3+                        

Scénario :     3                          Affiche :               3

Dialogues :   3                          Décor :                 2                                    

Montage :     3-                         Photo :                 3                          

Son :            3+                         Effets spéciaux :   3

Costumes :   3-                         Musique :             3+                        

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Publié dans ciné

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