Film n°1267: Conjuring 2, le cas Enfield
FILM n°1267 CONJURING 2
le 29/06/16 Esthétique + que scientifique
USA
Epouvante/Horreur
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
Lorraine et Ed Warren sont sollicités par le clergé catholique pour venir enquêter sur une maison hantée au nord de Londres, dans le quartier Enfield. Une adolescente y est possédée par 2 esprits maléfiques
de: J. Wan
avec : V. Farmiga ( Lorraine ),
P. Wilson ( Ed ),
M. Wolfe ( Janet ),
F. O’Connor ( Peggy )
violence : beaucoup - humour : aucun - salle : 65% de la salle - tarif :4.00€
Côte d’amour : 3+
Commentaires:
J. Wan s’empare, une fois de plus, d’une affaire paranormale solide, de ce qu’on a appelé l’ « Amityville d’Angleterre » . L’affaire, datant de 1977 et ayant connu son terme en 1979 par l’intervention d’un médium hollandais, a eu de quoi frapper les esprits pour des phénomènes de poltergeist et de possession eux-mêmes filmés et encore visibles sur la toile. Cependant, l’argument du dérangement psychiatre peut faire son chemin. En tous les cas, le point d’ancrage est encore de choix de la part du réalisateur qui se permet d’en faire un dossier Warren, alors que notre couple exorciste vedette n’a jamais participé aux faits ! C’est déjà un point faible du propos, d’autant plus qu’il accomplit son bain de pieds dans la compréhension médiumnique de Lorraine Warren vis-à-vis du tueur de l’authentique « Amityville », ce qui annonce la couleur d’un manque manifeste de traitement rigoureux. Pour la « petite histoire », l’affaire « Amityville » est suffisamment entachée d’ombres et de contre-témoignages pour ne pas la saisir avec argent comptant. Toujours dans la même veine fictionnelle et merveilleuse de délire hors-cadre, la maison d’Enfield met en jeu, derrière l’âme défunte revenue d’outre-tombe, un démon qui n’aurait jamais fait partie de la possession surnaturelle des lieux. Une fois de plus, Wan, probablement maniaque de démonologie, fonde l’histoire dans les profondeurs infernales, occasion rêvée d’illustrer à foison le prince des ténèbres et d’assurer d’efficaces jump-scare en faisant surgir l’être diabolique de derrière le décor avec une symbolique soignée empruntée à la nonne dépravée et subversive. Ainsi, Wan n’évite pas les poncifs grotesques. Néanmoins, il les produit, cette fois, avec une peinture travaillée et un montage habile et dynamique. Toutefois, l’histoire originale avait déjà en elle tout le potentiel d’horreur pour susciter de l’intensité émotive. Mais l’orientation purement artistique du sorcier cinématographique est sa marque de fabrique au détriment d’une investigation + scientifique. Pourtant, sur cette base, un found footage aurait été, pour une fois, approprié !
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3 Interprétation : 4
Scénario : 3+ Affiche : 3
Dialogues : 4- Décor : 3+
Montage : 3+ Photo : 4
Son : 4 Effets spéciaux : 4
Costumes : 2 Musique : 4-