Film n°1265: Money Monster

Publié le par egeay

FILM n°1265           MONEY   MONSTER                                                             

le 28/06/16             Révélateur d’un certain cynisme 

  USA                                                   š  ›                                 

  Thriller

  BUXEROLLES – Méga CGR                                        

Histoire: 

Lee Gates est une personnalité influente dans les mondes de la finance et de la télévision. Tout se gâte lorsque Kyle, un homme qui a tout perdu sur les conseils de Gates, prend celui-ci en otage durant son émission

de: J. Foster  

avec : G. Clooney ( L. Gates ),

          J. Roberts ( P. Fenn ),

          J. O’Connell ( Kyle ),

           G. Esposito

violence :    un peu    -  š    humour :   aucun    - š   salle :  20% de la salle š -  tarif :4.00€ 

                                                      Côte d’amour : 3+

Commentaires:

Les affaires financières et le trading commencent à inspirer de valeureux réalisateurs et réalisatrices. Jodie Foster a le mérite de ceux-ci, qui n’hésitent pas à surfer sur la vague des critiques vives sur le capitalisme financier et ses pratiques cyniques. Avec finauderie et pertinence pétillante, elle fait monter son suspens crescendo en suscitant d’abord en nous du ressentiment, à l’épreuve de la commisération que nous pouvons avoir vis-à-vis du preneur d’otage impromptu et trompé, et du pressentiment que nous pouvons nourrir à l’égard de la tartufferie du présentateur, trop trempé dans les combines calculatrices des affaires financières pour être honnête. Ainsi, durant la majeure partie du film, du studio télévisé à la course-poursuite de rue à pied, Foster arrive à maintenir un suspens haletant, faisant donc preuve d’une compétence avérée derrière la caméra. Le parcours physique des protagonistes engagés va être celui d’une recherche forcée de l’origine de la perte de capital, à savoir un investisseur dans la révolte et la grève des salariés pour mettre à genou une économie nationale afin de mieux en racheter les parts rabaissées. Cela nous rappelle la fraîche version française : « L’outsider », scénario dans lequel le trader expérimenté gagnait des parts en Angleterre à la suite d’un carnage meurtrier effectué sur le sol britannique. La post-ère de la crise des subprimes crée des émules dans le 7ème art et celles-ci traitent différemment une même condition économique : le placement financier et ses conséquences dont la portée humaine est associée à une démoralisation, voire à un cynisme de la part de ses acteurs. Les médias en serait complice, hameçonnant les amateurs à s’y investir, puis à s’y brûler par le truchement du spectacle. Voilà le + de Foster qui a su tirer l’intrigue hors de sentiers purement matheux. Cependant, la facile intrusion du kidnappeur sur le plateau tv et la mobilisation d’éléments impénétrables - surtout dans le domaine de l’immédiateté - apparaissent comme les signes appartenant à une pure mise en scène bâtie de toutes pièces.

Cotes d'appréciation:

Réalisation : 3+                         Interprétation :     3+                         

Scénario :     3+                         Affiche :                3

Dialogues :   4-                         Décor :                  3                             

Montage :     3                          Photo :                  4-                         

Son :             3+                        Effets spéciaux :  HC

Costumes :   2+                        Musique :              3-                          

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Publié dans ciné

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