Film n°1263: L'Idéal

Publié le par egeay

FILM n°1263           L’IDEAL                                                                                

le 27/06/16              On ne l’atteint jamais ici ›

  FRANCE                            š                              

  Comédie satirique

  BUXEROLLES – Méga CGR

Histoire:                                        

Ancien concepteur-rédacteur publicitaire, Octave Parango, s’est reconverti dans le recrutement de mannequins pour agence de mode. Il doit recruter une nouvelle égérie pour la marque de cosmétiques L’Idéal.

 de: F. Beigbeder

avec : G. Proust (O. Parango ),

          A. Fleurot ( V. Winfeld  ),

          J. Lambert ( C. Wang ),

          J. Niel

violence :    un peu     - š    humour :   un peu    -  š   salle :  5% de la salle š-   tarif :4.00€ 

                                                      Côte d’amour : 3

Commentaires:

Satire manifeste de la marque l’Oréal, « L’Idéal » plonge bien vers le fond des océans des cercles décisionnaires des milieux de la mode et de la beauté. Sous couvert du respect des règles canoniques, les caprices des chefs des grands groupes sont systématiquement d’une cruauté implacable, au service, finalement, de la recherche effrénée de plaisirs. Gaspar Proust en incarne même la caricature auprès des oligarques russes ( il faut croire que ce sont véritablement eux les maîtres du monde sans aucune pitié ou considération ) et de nos dégénérés supérieurs hiérarchiques français qui se font même le luxe de pouvoir choisir leur propre sexualité, à l’image de Jonathan Lambert transpirant le testostérone sous un habillage 100% efféminé. Nécessairement, la concupiscence égoïste ressort de leur nature, si bien qu’irrésistiblement le film tend, une fois de plus de la part de Beigbeder, à s’enliser dans la lubricité et la conséquente débauche la plus profonde et ostensible. Sous prétexte du milieu de la beauté, l’étalage orgiaque est de mise. Pourtant, tel un « taxi driver » repentant ( clin d’œil au film de Scorsese ), Beigbeder laisse germer et se développer, dans son intrigue, les trompettes de la vengeance ou de la revanche. Une nouvelles fois, il agite les lolitas et les lolos pour contrecarrer les pouvoirs ( politiques, économiques et médiatiques ) en place. Intelligemment, le faux apprenti-réalisateur surfe sur l’esprit de fronde de son temps. Sans inventivité, il emprunte les figures de la révolte aux Femens et autres Pussy Riots, si bien qu’il ne nous apprend rien et semble alors cracher dans sa soupe de caviar. Mais quant à lui, qui l’a fait roi ? Si, sur le plan technique, notre réalisateur gagne en galon, il conserve un fâcheux penchant à l’autodestruction, tel un drôle de bobo partagé entre son assise luxueuse et la révolution sociale, contradiction fort néfaste !..

Cotes d'appréciation:

Réalisation : 4-                         Interprétation :     3                           

Scénario :     3-                         Affiche :               3

Dialogues :   3+                         Décor :                3+                          

Montage :     3+                         Photo :                4-                         

Son :             3                           Effets spéciaux : HC

Costumes :   4-                          Musique :             4                           

 

Publicité

Publié dans ciné

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article