Film n°1255: Un homme à la hauteur
FILM n°1255 UN HOMME A LA HAUTEUR
le 09/05/16 Digne romance
FRANCE
Drame psychologique
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
Diane est une belle avocate qui vient de rompre. Cependant, un inconnu l’appelle de son téléphone perdu et lui propose un RDV qu’elle honore. Elle découvre alors Alexandre grand architecte, mais reposant sur 1m36
de: L. Tirard
avec : J. Dujardin ( Alexandre ),
V. Efira ( Diane ),
C. Kahn ( Cédric ),
S. Papanian ( Coralie )
violence : un peu - humour : un peu - salle : 5% de la salle - tarif :6.30€
Côte d’amour : 3
Commentaires:
Décidément, V. Efira est abonnée aux tentations de s’amouracher des cas sociaux en perdition. Après avoir joué la cougar éprise d’un plus jeune qu’elle de 20 ans son cadet et de se consacrer à un ultra-névrosé qu’incarnait à merveille Poelvoorde, Efira endosse, une fois de plus, le rôle de la « mère Teresa » matrimoniale. Il faut remarquer qu’elle offre ses meilleures prestations dans ces situations taillées sur mesure pour elle, à croire qu’elle ne serait guère crédible en dehors…Hormis cette fâcheuse polémique, elle accomplit bien son taf. Malgré une expressivité assurée grâce à son joli minois d’une blonde ( paradoxalement ! ) délurée, Dujardin la surpasse en talent et en mimiques « naturelles ». Ce n’est donc pas au maître-singe, au consacré « Artist », que l’on apprend à faire la grimace ! Cependant, la force de ce tandem plutôt original est de trouver un même terrain d’emphase pour unir et coordonner ce jeu physique et apparent qui consiste à pouvoir transfigurer par leur faciès des états d’âme et des émotions non dites sinon. Le secret du chef repose essentiellement dessus en plus de la formidable image incorporée de la taille réduite de Dujardin, effet spécial impeccable et immaculé, en ce sens qu’elle ne laisse pas de trace ni d’imperfection à la vue. Sur ces points, le produit est une réussite et tente d’aller un peu plus loin que les anciennes histoires de couple d’Efira : le synopsis débouche sur un débat cette fois qui, de façon limpide, traite la question de la confrontation de la réalité avec les préjugés courants et admis sans discussion car provenant d’un certain idéalisme que la culture sociale nous a inculqué, du moins par hypothèse que la protagoniste principale aborde et affirme clairement : l’obsession du Prince charmant - pas uniquement ancré dans l’esprit de la jeune femme d’ailleurs, mais aussi dans ceux de son entourage- contre l’acceptation d’un homme réel mais + rapetissé, malgré sa courtoisie. Si Tirard pousse parfois la caricature trop loin ( le « petit » Alexandre facilement renversé par le gros toutou ), son propos parvient à trouver un argument de défense fort pour les morphologiquement défavorisés ( seulement ! ) : en assumant son désavantage (évitons avec tact, comme le fait si bien le film, le terme de « handicap » ), Alexandre exprime de la dignité aux yeux de son propre fils. La pierre angulaire du film se situe bien là, en deçà d’une romance bien convenue
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3 Interprétation : 4-
Scénario : 2+ Affiche : 3+
Dialogues : 3+ Décor : 4
Montage : 4- Photo : 4
Son : 4- Effets spéciaux : HC
Costumes : 3+ Musique : 3+