Film n°1245: 10 cloverfield lane
FILM n°1245 10 CLOVERFIELD LANE
le 22/03/16 Suspens constant
USA
Suspens
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
Une jeune femme se réveille dans une cave, attachée au mur. Elle a subi un grave accident de voiture et découvre alors que le “chauffard” qui l’a percutée prétend l’avoir sauvée d’une attaque chimique d’envergure !..
de: D. Trachtenberg
avec : M-E. Winstead ( Michelle ),
J. Goodman ( Howard ),
J. Gallagher Jr ( Emmett )
violence : un peu - humour : aucun - salle : 15% de la salle - tarif :4.00€
Côte d’amour : 4-
Commentaires:
Le suspens est à son comble grâce à un scénario à tiroirs ou, plus exactement, à hypothèses vraisemblables. Celui-ci est le lot du commun des mortels qui s’abreuvent constamment de plus d’informations ou plutôt d’annonces tout azimut dont la source principale, aujourd’hui, est internet. J. Goodman incarne et symbolise cet individu pétri de théories en tous genres ( attaque russe ou extra-terrestre ? ) invérifiées et invérifiables se confondant alors à des ragots. L’enclos qu’est son bunker, préalablement aménagé de telle sorte que le bougre avait longtemps cogité à l’éventualité, illusoire ou non, d’une attaque anti-américaine, permet d’isoler les protagonistes de toute confrontation de ces pensées fumeuses à la réalité d’en-haut, c’est-à-dire, dans ce cas bien précis, du sol ou de la croûte terrestre. Ainsi, les conditions du huis clos bien oppressant sont réunies pour mener au mieux un suspens parfait et nourrir toutes les illusions les plus farfelues et, surtout, faute de preuves, les dominations et séquestrations légitimées. Mais, à y réfléchir, notre seule héroïne préfère éviter le mal d’en-dessous pour s’assurer du mal d’au-dessus. Par rapport à celui-ci, elle y gagne en liberté, affranchie de la tyrannie du soi-disant « sauveur » qui s’avérera détraqué, et la possibilité de se battre. Les moyens très aléatoires pour elle de s’échapper du bunker ne sont pas assurés, ce qui rajoute un surcroît de suspens encore. Le film mijote dans ce jus du manque d’assurance, même quand elle constate l’envers de décor, revenue à la surface terrestre. Elle s’aperçoit que la théorie la plus improbable était la vraie, c’est-à-dire l’offensive chimique d’origine extra-terrestre. Peu importe alors le dénouement final, troublé par l’extrême bizarrerie de la morphologie de l’ET : la fin ressemble à l’enchaînement d’un film de SF plutôt commun que seule la bigarrure de l’agresseur étonne. Mais la peur fut celle liée au déroulement qui nous aura maintenus dans des évocations mentales effrayantes que seule la preuve pouvait dissiper nous en libérant ainsi ou, du moins, nous disposant à y faire face, vraies ou fausses !!
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 4 Interprétation : 4
Scénario : 4- Affiche : 4-
Dialogues : 3+ Décor : 4-
Montage : 4- Photo : 4-
Son : 4 Effets spéciaux : 3+
Costumes : 3+ Musique : 4-