Film n°1244: Saint-Amour

Publié le par egeay

FILM n°1244            SAINT-AMOUR                                                                

le 22/03/16               Pochtrons poltrons ! › 

  FRANCE/BELGIQUE                š                              

  Comédie

  BUXEROLLES – Méga CGR                                     

Histoire:

Bruno, fils d’agriculteur, fait la route des vins seulement au salon de l’Agriculture. Malheureux en amour, son père décide de le consoler en faisant réellement cette route-là avec un chauffeur de taxi parisien

 de: B. Delépine et G. Kervern  

avec :  G. Depardieu ( Jean ),

            B. Poelvoorde ( Bruno ),

            V. Lacoste ( Mike ),

            C. Sallette

violence :   aucune    -   š    humour :  un peu    -š   salle :  35% de la salle š -  tarif :4.00€ 

                                                      Côte d’amour : 3+

Commentaires:

Un des fléaux de la société occidentale serait la misère sexuelle tant décriée dans les écrits de Houellebecq ( clin d’œil au prophète en le faisant participer en tant que gérant de gîte )? Au lieu de se morfondre ou de sombrer dans la dépression en noyant son chagrin dans l’alcool, sinistre perspective du début du film, la méthode thérapeutique de nos 2 réalisateurs serait de s’activer pour aller vendanger et cueillir le partenaire. Ainsi, le film s’étire sur un très original road-movie ( et non pas dans la pure aventure décousue et gratuite ) de compères misérables et nécessiteux pulsionnellement parlant, mais aussi honnêtes travailleurs prêts à se retrousser les manches. Ainsi, ils se découvrent quelques audaces et n’apparaissent aucunement comme des manches-à-balai. C’est pourquoi ils ont du succès non pas par rapport à leur charme insoupçonné, mais par rapport à leur aubaine de rencontrer, plutôt hasardeusement, mais avec un certain réalisme, des femmes elles-mêmes profiteuses pour diverses raisons : pour susciter la jalousie, pour absolument procréer quel que soit le partenaire occasionnel…Le diagnostic social est creusé, approfondi au fin fond du paysage français, ce qui n’empêche pas pour autant la satire et la causticité propre aux co-réalisateurs qui ont eu assez de finesse de ne pas verser dans le grolandais pur porc ! Au gré des occasions furtives, beaucoup de malices les agrémentent. Cependant, celle de Lacoste sonne toujours aussi faux, porté par son rôle, et nos 2 grosses pointures et valeurs sûres du cinéma francophone, Depardieu et Poelvoorde, ne nous gratifient pas de leur meilleur jeu, évoluant comme des citrons déjà pressés dans le passé. Ils reposent sur leurs lauriers. Il faut alors que Delépine et Kervern aménagent des situations absurdes et cocasses qui provoquent naturellement l’hilarité pour les utiliser avec honneur !  (citons l’exemple de Depardieu monté sur la bordelaise entre somnolence et activation sexuelle). Finalement l’absurde servant de clap de fin défie la conclusion morale par la formation du « quadrouple », ménage à 4, renvoyant toujours et encore nos protagonistes à la résignation et capitulation devant une très grande et regrettable précarité sexuelle car ils ne peuvent que se partager à 3 une compagne pour la vie familiale. Serait-ce alors l’issue favorable que préconisent nos 2 co-équipiers derrière la caméra, fuyant toute lutte ?

Cotes d'appréciation:

Réalisation : 3+                         Interprétation :     2                           

Scénario :     3-                          Affiche :               2+ 

Dialogues :   4-                          Décor :                4                            

Montage :     3+                         Photo :                4                          

Son :             3+                         Effets spéciaux : HC   

Costumes :   3-                          Musique :             3+                       

Publicité

Publié dans ciné

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article