Film n°1241: The Revenant
FILM n°1241 THE REVENANT
le 04/03/16 Retour gagnant et vengeur de l’Oscarisé
USA
Aventure
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
Hugh Glass, un trappeur américain fuyant les indiens vengeurs, est grièvement blessé par un ours. Laissé pour mort par son co-équipier, il se relèvera avec toute sa volonté et sa bravoure pour tuer son traitre
de: A. Gonzalez Iňarritu
avec : L. Di Caprio ( H. Glass ),
T. Hardy ( J. Fitzgerald ),
D. Gleeson ( A. Henry ),
L. Haas
violence : beaucoup - humour : aucun - salle : 75% de la salle - tarif :6.30€
Côte d’amour : 4
Commentaires:
Du cinéma-vérité comme on en rêve et comme on en demande, voire exige, à chaque long métrage digne du 7ème art. Il met en scène, dans une nature sauvage et à découvert, une communauté de trappeurs américains qui doivent lutter pour leur marché de peaux d’élans, d’une part contre les obstacles naturels et, d’autre part, contre les convoiteurs amérindiens, nomades à force d’avoir été boutés par les pionniers. Le film est donc une ode aux aventuriers, aux humains dignes de survivre contre une nature sauvage et humaine hostile. De cette nature, Iňarritu consacre et déverse tout son savoir-faire avec une sorte de magie pour transformer le réel le plus basique en spectacle dont le naturel est scrupuleusement respecté. Le cadre et le décor pourraient même se confondre avec ceux qu’une caméra d’amateur prendrait sur le vif : sont hautement saisissantes ces longues contrées, ce ruissellement dans cette terre vallonnée et boueuse des montagnes, ce paysage enneigé de l’Amérique du nord dont la couverture glaciale s’étend aux plus hautes cimes. Par des plongées et contre-plongées, nous dévalons et nous nous affalons en suivant le héros principal qu’incarne le mieux le très expérimenté Di Caprio qui offre la meilleure de ses prestations à ce jour. Ce n’est pas seulement le maquillage ou l’habillement qui fait son personnage. Le routard du 7ème art parcourt l’étendue de son talent au gré des circonstances d’un scénario taillé sur mesure. Il accomplit l’individu darwinien qui, pour survivre, s’adapte au milieu. Sa seule justice est sentimentale : en ce sens, il n’est pas individualiste : ses sentiments familiaux le poussent et le contraignent à persévérer avec une volonté de fer de pouvoir se venger, état considéré comme légitime justice. La mauvaise foi (parfois religieuse pour pouvoir être déresponsabilisante ) est du côté du traître qui ne pense qu’à sauver sa peau. Il la perdra faute de compassion et de pitié. C’est ainsi qu’Iňarritu explore simultanément la nature physique, mais aussi la nature humaine, psychologique, dans sa force (s’adapter avec les autres ) et dans sa faiblesse ( se sauver seul ). Ainsi, tous les éléments cruciaux d’un chef d’œuvre étaient réunis. Mais seulement, malgré tout cet étalage époustouflant s’enracinant dans les profondeurs de toutes natures, le scénario est d’une déconcertante banalité : il se réduit à une simple recherche de vengeance, ce que le cinéma et même les séries télévisées ont maintes et maintes fois traitée jusqu’à l’overdose. Iňarritu rate la marche du parfait !!
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 4 Interprétation : 5
Scénario : 3- Affiche : 3
Dialogues : 4 Décor : 5
Montage : 4 Photo : 5
Son : 4- Effets spéciaux : HC
Costumes : 4 Musique : 4