Film n°1237: Joy

Publié le par egeay

FILM n°1237                 JOY                                                                        

le 12/01/16š                    Illustration parfaite de l’empowerment 

  USA                                ›                                

  Drame

  BUXEROLLES – Méga CGR                                     

Histoire: 

Joy retrace l’histoire de l’ascension professionnelle de 40 ans, hypercréative et déterminée à réussir. Elle devra, pour cela, lutter d’abord contre son entourage inactif, puis contre le vol de son brevet d’invention.

 de: D. O. Russell

avec : J. Lawrence ( Joy ),

           B. Cooper ( N. Walker ),

           R. de Niro ( le père de Joy ),

            D. Ladd

violence :    aucune     -  š    humour :   aucun    - š   salle : 10% de la salle š -   tarif :5.50€ 

                                                      Côte d’amour : 3

Commentaires:

Le rêve américain aurait donc un double aspect : le premier est celui qui consiste à s’avachir dans la consommation en subissant les services et les moyens des autres. La famille de Joy est engoncée dans cette situation : sa mère, alitée, ne fait que dévorer des programmes-télés, son ex-mari et l’ex de Joy vivent, inactifs, aux crochets de Joy, seule besogneuse. La deuxième facette est la mobilisation herculéenne de moyens pour parvenir au confort et à l’opulence. Elle s’enracine dans la lutte de soi contre soi et surtout contre son contexte social, naturellement névrotique et défaitiste. Le film fait alors formidablement écho aux réflexions des oiseaux de malheur que sont certains proches. Mais avec ses seules compétences ( l’hypercréativité et le design ), Joy croira en son destin et nourrira toujours la volonté ambitieuse de ne pas stationner dans le sort d’être femme au foyer, esclave de tous, et dans le carcan socioprofessionnel qui est le sien à ses origines, à savoir la middle class qui se satisfait de son peu. On s’aperçoit bien alors que le film défend, à travers Joy, la volonté d’entreprendre, d’aller de l’avant, de toujours imaginer son destin et de le construire contre vents et marées et, pour cela, de croire toujours en ses capacités et de se fier à sa passion. Le film illustre très bien l’empowerment, si cher aux américains, ou autrement dit, cette disposition à lutter contre le milieu social d’où l’on sort et celui, dominant, que l’on veut atteindre ( celui des riches chefs d’entreprise notamment ) par l’ambition, les capacités dont on est conscient et la conviction en la légitimité de les exercer. Si l’empowerment comprend le « pouvoir de », il possède aussi le « pouvoir avec », celui de négocier et d’influer sur les personnes responsables rencontrées sur la route qui mène au succès, afin de bénéficier des compétences qui nous font naturellement défaut ( Joy n’est pas une bricoleuse ! ) ou afin prendre le dessus sur les inéluctables ennemis. Telle est alors la chance spécialement américaine qu’avance ce long métrage : de n’importe quelles conditions  (sociales, personnelles, naturelles et, a fortiori, celles d’une femme ), nous avons tous les moyens d’acquérir un niveau de vie sociale supérieur grâce à un empowerment et des droits universels. Armé de son balai à brosse, ce sera donc le cas pour Joy. Cependant, si le film n’élude pas les nécessaires bâtons dans les roues ( les profiteurs toujours prêts à récupérer l’énergie et le bien des autres ), il se satisfait d’un certain manque de réalisme  (propagande ou enjolivement de la réalité ? ) : Joy obtient, parfois, trop aisément gain cause dans l’affaire qui l’oppose à son fournisseur qui se déplace trop facilement jusqu’à elle. Le film atteindra-t-il alors sa propre réussite ?!!

Cotes d'appréciation:

 

Réalisation : 3                          Interprétation :     3-                         

Scénario :    3+                         Affiche :               2

Dialogues :   4-                        Décor :                 3-                         

Montage :     3-                        Photo :                 3+                         

Son :             3                         Effets spéciaux : HC

Costumes :   3                         Musique :             3+                         

 

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Publié dans ciné

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