Emission n°114: 50 nuances de Grey

Publié le par egeay

Emission n°114              50   NUANCES   DE   GREY                                                          

le 13/01/16                     de l’Eros sous cellophane ! ›

  USA                                 š                          

  Erotisme

  Nature : Cinéma  

  Sorti en 2015      

Histoire:

Christian Grey fait la connaissance de la jeune étudiante de 22 ans Anastasia Steele. Naîtra entre eux une romance passionnelle pour le pouvoir, le plaisir et le profit de l’amant, amateur de femmes et dominateur.

de :  S. Taylor-Johnson                                                                    

avec :  J. Dornan ( C. Grey ),

            D. Johnson ( A. Steele ),

            J. Ehle ( Carla ),

            E. Mumford( Kate )

violence :  un peu     š-      humour :  aucun   š  -     diffusé sur Canal+ décalé    -  š   22h55

                                                      Cote d’amour : 2-

Commentaires:

A visionner « 50 minutes de Grey », en célibataire sublimateur ou en couple éperdu et assoiffé de sensations incitatrices, on pouvait s’attendre à briser un tabou : se pâmer devant un film érotique admis par la bienséance, au su de tous, ce qui allait être bien + pimenté et jouissif - car transgressif - que de veiller très tard devant une série érotique au synopsis et au mécanisme organique préprogrammé qui finit par être inefficace et absurde. Or, désireux de sortir d’une frustration, l’érotomane, devant ce produit hautement aseptisé et en rien soft, s’enfonce trois fois + dans son désarroi de pulsions inassouvies ! Tout du long, le film est bien trop guindé, voire corseté à force d’être entrelacé de règles contractuelles, à discuter ou non, de passages à l’actes trop hâtifs et en rien suggestifs et d’un univers vide et fonctionnel qui finit par être ennuyeux et mortifère. Bref, au lieu de bâtir sur une surenchère de désirs et d’actes sulfureux fins, inventifs et originaux, notre (re-)Grey se conduit comme un directeur de projets et un recruteur fastidieux plutôt qu’un mâle dominateur appétissant et intéressant sachant maîtriser avec classe et brio son réservoir d’énergies pulsionnelles. D’ailleurs sa partenaire crispe constamment son visage devant un joueur forcé lui-même dans ses traits, mal-à-l’aise tous deux pour accomplir la véritable ambiance érogène. Le rapprochement, et donc la conviction qui devrait en découler, est artificiel et doit se plier aux cadres actuels du « politiquement ostensible et réalisable ». Aucune part n’est donnée à l’évasion imaginaire, à l’essai constructif en duo, à la disposition de l’autre non dans la servilité, mais dans un certain espace à peine détaché pour permettre une certaine liberté complice. Malgré deux physiques corrects, les acteurs principaux ne sont pas non plus des Vénus et Apollon. Le successeur de  « 9 semaines et ½  » n’aura donc pas lieu  

Cotes d'appréciation:

 

Réalisation :  2                          Interprétation :   2                           

Scénario :     2-                         Affiche :              2+

Dialogues :   3+                         Décor :               3                            

Montage :     3-                         Photo :               4-                           

Son :             3+                        Effets spéciaux : HC

Costumes :   3-                         Musique :            4-                            

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