Film n°1228: Lolo

Publié le par egeay

FILM n°1228           LOLO                                                                                 

le 06/11/15              N’est pas fatal qui veut ›

  FRANCE                           š                              

  Comédie

  BUXEROLLES – Méga CGR                                    

HIstoire:

Désespérément à la recherche d’un compagnon, Violette, quadra parisienne vivant de la mode, rencontre à Biarritz Jean-René, informaticien divorcé. Mais le couple naissant sera mis en péril par Lolo, fils de Violette

de et avec: J. Delpy ( Violette )

et : D. Boon ( Jean-René ),

      V. Lacoste ( Lolo ),

      K. Viard ( Ariane  ),

      A. Lounguine ( Lulu )

violence :   un peu     -  š    humour :   un peu     - š   salle :  40% de la salle š -  tarif :6.30€ 

                                                      Côte d’amour : 3

Commentaires:

Le complexe d’Œdipe a inspiré et continue d’inspirer un bon nombre d’artistes et la dernière en date s’appelle Julie Delpy. Celle-ci livre une copie trop peu originale, malgré des métaphores convenues : le grand dadais trempe ses lèvres, tous les matins, dans les mouillettes qui se sont épongées du jaune des œufs à la coque, nucléés dans le coquetier à double coque qui n’est pas sans rappeler les seins de sa mère, celle-ci ayant préparé le petit déjeuner fétiche de son fiston. Nécessairement, tout mâle prétendant s’approcher de sa dulcinée de mère est un concurrent à abattre, plus ou moins symboliquement, pour accomplir « le meurtre du père » dérangeant le lien fusionnel mère/fils. Ce sont les b.a.-ba de la théorie freudienne. Seulement celle-ci comportait déjà de sérieuses faiblesses dont celle du maintien du cordon ombilical désiré par le fils alors qu’en général, c’est la mère qui ne souhaite pas le rompre et tente d’obséder sa progéniture par un apport nourricier notamment. Le film repose donc trop sur l’élan exclusivement masculin du fils et il manque la chape de plomb d’interdits dont la mère est garante et qu’elle justifie par la religion. Ainsi, la relation étroite mère/fils n’est guère approfondie ici. Le jeu que l’on attendait brillant chez Lacoste n’apparaît pas : ce monstre de mièvrerie garde constamment un air faussement malin pour un jeune acteur  (encore ! ) que l’on a porté bien trop tôt aux nues. Heureusement, le métier de Dany Boon permet de contrebalancer un peu cette impression de rôle raté de la part de son concurrent avorton. Ce dernier terme convient bien à un 1er rôle prématuré de la part du jeune espoir. Boon a gagné le combat, inégal sur ce plan !..

Cotes d'appréciation:

Réalisation : 3-                         Interprétation :     3                                   

Scénario :     3                          Affiche :               2

Dialogues :   3+                        Décor :                 3+                        

Montage :     3                          Photo :                 3+                        

Son :             3+                       Effets spéciaux :  HC

Costumes :   3                          Musique :             3                         

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Publié dans ciné

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