Emission n°105: Là-haut
Emission n°105 LÀ-HAUT
le 19/10/15
USA
Animation
Nature : Cinéma
Histoire:
Un vendeur de ballons un peu bougon de 78 ans, C. Fredricksen, craint de perdre sa maison. Pour échapper à l’expulsion, il s’envole avec sa demeure à l’aide de milliers de ballons. Direction : l’Amérique du sud
de : P. Docter et B. Peterson
avec les voix de : E. Asner ( C. Frericksen ),
J. Nagai ( Russell ),
B. Peterson ( Dug )
violence : un peu - humour : aucun - diffusé sur W9 - 20h55
Cote d’amour : 2
Commentaires:
Présenté comme l’un des chefs-d’œuvre de l’animation depuis l’ère du numérique, « Là-haut » décolle très bien dans la mesure où l’évolution du couple-vedette est assez originale et bien mise en valeur grâce à des étapes de vie qui interpellent les nôtres. Le contraste des couleurs (le passé en noir et blanc et les couleurs vives pour le retour au présent ) est intelligemment utilisé. Cependant, si le début met en scène une vie de couple adulte et assumée avec pour point d’arrivée la période sénile du désormais veuf, réussi graphiquement et sémiologiquement (cheveux courts et blancs, allure courbée et mains cramponnées à une canne improvisée, air ridé et renfrogné laissant présager le côté acariâtre de l’âge ), la suite des événements que seule l’animation peut rendre possible ( détachement d’une lourde demeure en bois par une tripotée de ballons ), est beaucoup plus navrante : alors que nous nous attendions à une exploration féérique dans la nature amazonienne, semée d’embûches propres à susciter des péripéties à profusion, ainsi qu’à un émerveillement devant une série interminable d’images sensationnelles de la magie sud-américaine, l’intrigue se réduit d’emblée à un attrape-oiseau des îles, concurrencé par une meute de chiens à la merci d’un méchant bougre…Au lieu d’assister à une randonnée et danses de cacatoès, le panorama animalier est constitué, contre toute attente de sales cabots au collier parlant, comme si on s’était trompé de films : on a troqué « Rio »des champs pour les « 101 dalmatiens »de ville, avec, de surcroît, une image assombrie. Ainsi, le film s’est monté comme une baudruche qui s’est dégonflée en plein vol. Le niveau de l’histoire suit cette métaphore : la curiosité et la nostalgie de l’adulte ont laissé place aux intérêts purement bébêtes de mômes.
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3 Interprétation : 3+
Scénario : 2
Dialogues : 3+ Décor : 3-
Montage : 3 Photo : 4
Son : 4
Costumes : HC Musique : 3+