Emission n°107: Tu veux ou tu veux pas?

Publié le par egeay

 Emission n°107     TU  VEUX  OU  TU  VEUX  PAS ?                                              

le 30/10/15              Vaut mieux pas ! › 

  FRANCE                                  š                           

  Comédie

  Nature : Cinéma

  Sorti en 2014

Histoire:

Lambert, sortant d’une addiction sexuelle, se rachète comme conseiller conjugal. Abstinent depuis des mois, la tâche se complique dès lors qu’il recrute une assistante à la sexualité débridée qui le remet en cause.

de :  T. Marshall                                                                     

avec :  P. Bruel ( L. Levallois ),

           S. Marceau ( J. Chabrier ),

           A. Wilms ( M. Chabrier ),

           F. Morel

violence :  un peu   - š   humour :  un  peu    - š   diffusé sur Canal+ cinéma    -  š  19h00

                                                      Cote d’amour : 2

Commentaires:

Bruel et Marceau se refont une santé cinématographique par des rôles qui ne peuvent que les booster, portés sur la libido. Le couple a du style entre un Apollon qui a tiré les leçons de sa vie de garçon passée et la tentatrice dionysiaque et libidinale sans vergogne. L’équilibre ne peut être qu’ébranlé, mais le mâle affuté arrive à poser ses règles quand sa touche, quadra résolue et assumée aussi, les fait ! Marceau incarne, une fois de plus, l’agitée et l’aiguillonnée du bocal tandis que Bruel retrouve sa verve à poser des limites et à discerner pour cela le bien et le mal. Il se cabre impeccablement dans son rôle tandis que Marceau en fait des tonnes, à croire qu’elle recherche à accomplir ce type de rôle de féministe alerte, réactive à tout va et sans réserve. Le tandem s’en trouve alors déséquilibré, non pour le bénéfice du synopsis, mais au préjudice d’une réalité humaine plus nuancée, aux comportements personnels plus ambigus, plus complexes, plus bilatéraux. Or, nos 2 protagonistes sont plus unidimensionnels, ce qui dénote une contrenature pour chacun d’entre eux, et donc un jeu factice. Ils ont beau verser de leur naturel dans l’affirmation de leur caractère, mais cela revient à les plaquer sur des standards fabriqués de toutes pièces pour le bien d’une histoire plus réfléchie, manigancée ou surécrite qu’elle n’est pertinente. D’ailleurs, même le jeu pétulant de Marceau peine parfois à convaincre de l’exigence du rôle qu’elle doit remplir : elle oscille entre mobile et motif et semble souvent mal l’aise pour confondre les 2 afin d’octroyer une unité à son personnage. Du ciné-bidoche !

Cotes d'appréciation:

Réalisation : 2-                         Interprétation :    3+                         

Scénario :     3                          Affiche :              2

Dialogues :   3+                        Décor :                3-                         

Montage :     2                          Photo :                3+                          

Son :            3+                        Effets spéciaux : HC

Costumes :   3-                         Musique :            3-                          

Publicité

Publié dans broadcast

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article