Emission n°99: La vie passionnée de Vincent Van Gogh
Emission n°99 LA VIE PASSIONNEE DE VINCENT VAN GOGH le 23/02/15
USA
Biographie
Nature : Cinéma
Histoire:
Nous suivons la vie et le destin de Vincent Van Gogh, des mines belges du Borinage, où il tente de trouver sa vocation pastorale, à son suicide à Auvers-sur-Oise en 1890, après s’être retrouvé interné à l’asile
de : V. Minnelli et G. Cukor
avec : K. Douglas ( V. Van Gogh ),
A. Quinn ( P. Gaughin ),
J. Donald ( Théo ),
P. Brown
violence : un peu - humour : aucun - diffusé sur Arte à 20h50
Cote d’amour : 4-
Commentaires:
Evidemment, la vie mouvementée de Vincent Van Gogh était une voie toute tracée pour une réalisation cinématographique intéressante. La machine américaine s’en empare avec tous les talents de l’époque et deux acteurs au jeu parfait culminant : Kirk Douglas et Anthony Quinn. Les deux dinosaures du 7ème art sont, non seulement excellents dans leurs rôles, mais aussi ils se confondent à merveille avec la physionomie des personnages historiques ! Le casting est donc soigné et, avec les moyens techniques de l’époque, le décor l’est tout autant ainsi que des costumes taillés sur mesure. Le décor n’en reste pas à un huis clos théâtral, si bien que l’obscurité du début, symbolisant la recherche plutôt mal orientée de Van Gogh traversant, en quelque sorte, l’aveuglement du noir tunnel, finit par laisser place à la lumière et l’éventail de couleurs ( merci la colorisation ! ) quand notre héros artistique trouve et s’entérine dans sa vraie vocation, celle du peintre inspiré et sûr de lui. Bien sûr, le récit de sa vie ne pouvait éluder la maladie. Le film la respecte, mais ne s’y morfond pas, accordant un minimum de dignité à son personnage ne basculant pas totalement dans la folie ou le délirium. La monstration n’est donc pas celle d’une biographie à la Milos Forman contrebalançant le génie de l’artiste ( Mozart ) par la subversion sublimée, voire la lubricité soudaine. Van Gogh appartient à son temps et n’est pas dans l’orbite de l’avant-gardisme. Le réalisme est de garde. C’est donc une sérieuse lecture qui nous est faite du maestro. Il s’en dégage alors une force assurée.
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 4 Interprétation : 5
Scénario : 4
Dialogues : 4 Décor : 4
Montage : 3- Photo : 4
Son : 3+
Costumes : 3+ Musique : 3+