Emission n°93: Crazy Joe
Emission n°93 CRAZY JOE
le 13/12/14
USA/GB
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Nature : Cinéma
Histoire:
Ex-militaire, Joey Jones se retrouve à la rue dans Londres. Il gravit les échelons dans une société mafieuse chinoise. Apprenant alors que sa compagne fut assassinée, il la vengera même dans les vils bas-fonds
de : S. Knight
avec : J. Statham ( J. Jones ),
A. Buzek ( Cristina ),
V. McClure ( Dawn ),
B. Wong
violence : beaucoup - humour : aucun - diffusé sur Canal+ à 20h55
Cote d’amour : 2+
Commentaires:
Pour briser la spirale convenue et linéaire des bagarres et des prouesses acrobatiques et combatives du guerrier Statham, rien de tel que de troubler le destin tout tracé et logique de l’homme de bras. Cette fois, notre Statham de service, s’adapte à des remous qui se veulent chaotiques dans une évolution tarabiscotée d’événements non reliés logiquement, mais solidaires et tributaires les uns des autres. Cependant, la trame peine à s’extirper du corset suivant : Statham est une valeur sûre de la force physique américaine, mais déchue. Il repart ensuite de zéro avec un parcours rédempteur qui débute par l’encaissement des coups dans les bas fond pour enfin sortir de la fange infernale, tel Phoenix renaissant de ses cendres en retournant tout le monde. Finalement, nous ne nous écartons guère du destin à la Rambo. C’est dire que Statham est considéré comme le successeur du Stallone des années 70/80. Ce n’est pas pour rien, d’ailleurs, qu’il a été sélectionné par le deuxième évoqué pour le remplacer dans « Homefront » dernièrement. Le fils spirituel, ou plutôt pulsionnel, est investi par son « père » cinématographiquement parlant. C’est la confirmation d’un état d’esprit d’acteur, d’orientation de jeu et d’option de genre cinématographique. Celui-ci semble se légitimer par la nécessité de sublimer une violence pour les amateurs, voire les impulsifs du calcif ! Mais le film est décevant en ce sens qu’il ne permet pas totalement l’investissement pulsionnel dans la mesure où il est fréquemment entravé par des sensibleries d’amourettes, déplacées de surcroît : Statham s’amourache d’une ( fausse ) religieuse, au lieu d’un détroussage formel. Drôle d’histoire amorale qui tente d’éteindre le feu du scandale par le démenti final de la nature de l’apparente nonne. Provoquer de l’originalité dans un film non propice est hasardeux. On en perd sa stabilité.
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 2- Interprétation : 3
Scénario : 2-
Dialogues : 3+ Décor : 2-
Montage : 2- Photo : 2
Son : 3
Costumes : 3 Musique : 2