Film n°1210: Nos futurs

Publié le par egeay

FILM n°1210        NOS   FUTURS                                                                             

le 21/07/15          Démonstrative psychanalyse

  FRANCE                              š  ›                              

  Drame psychologique

  BUXEROLLES – Méga CGR                                    

Histoire:

2 amis d’enfance, qui s’étaient perdus depuis le lycée, se retrouvent et se mettent en quête de rechercher leurs autres camarades pour ressusciter leur boom mémorable d’antan. Tout ceci se passe en rêve

 de: R. Bezançon  

avec : P. Marmai ( Thomas ),

           P. Rochefort ( Yann ),

           M. Bernier ( Estelle ),

           K. Khojandi

violence :   aucune      -  š    humour :   un peu   -  š   salle :  20% de la salle š   tarif :6.20€ 

                                                      Côte d’amour : 3+

 

Commentaires:

Prenant à revers le sens de l’expression anglaise « No future », « Nos futurs » garde du sens originaire le néant dans la virtualité du déroulement des événements qui auraient dû être futurs justement ! Ainsi le jeu de mot est finement trouvé. Aussi, l’ensemble est construit fort intelligemment en ce sens qu’il représente  l’enquête psychanalytique du protagoniste, support du rêve. Certes, nous ignorons au départ du film que l’enchaînement des scènes est relatif à la construction mentale et onirique de Yann. Au fur et à mesure se révèlent à nous des indices qui nous mettront la puce à l’oreille comme par exemple la lecture de l’interprétation des rêves de Freud par le pote intello de Yann ou carrément son passage régulier sur le divan du psychanalyste. Il est évident que le dévoilement progressif de la nature des images permet un suspens prenant. Mais la nature névrosée de Yann ( il est vissé par exemple sur son siège lors d’une soirée entre amis, est très souvent taciturne et ne pense qu’aux petites joies volées du passé ) savonne la planche sur laquelle les rebondissements des « faits » surfent. Mais l’auto-généalogie de son psychisme convergera vers l’union fusionnelle de lui et de son pote de toujours, Thomas qui perdra la vie dans un accident de moto duquel Yann ne parviendra jamais à faire le deuil ; telle est la source essentielle de sa névrose obsessionnelle et inhibitrice. Ainsi, s’explique l’attachement de Thomas à son boui-boui d’étudiant : l’imaginaire de Yann ne pouvait pas atteindre d’autre évolution que ce qu’il n’avait pas pu connaître de Thomas. Moralité : jamais l’investigation psychanalytique d’un état aussi névrosé n’avait été aussi bien développée et retranscrite au cinéma. Cependant, acteur méconnu, Pierre Rochefort semble être naturel dans ce rôle de doux névrosé ! ( préjudiciable pour la suite de sa carrière d’acteur qui demanderait plus de polyvalence ? ). Aussi, le démarrage de l’histoire n’est guère aguichant dans la mesure où il nous invite à partager l’engouement ( pathologique donc ! ) des moments (dé-)passés de mômes ! Régression exigée hélas !

 

Cotes d'appréciation:

Réalisation : 3+                         Interprétation :     3                                   

Scénario :     4-                         Affiche :               3+

Dialogues :   3+                         Décor :                4-                        

Montage :     3                          Photo :                 3+                         

Son :             3+                        Effets spéciaux : HC

Costumes :   3-                         Musique :             2+                        

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Publié dans ciné

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