Film n°1209: Terminator Genisys
FILM n°1209 TERMINATOR GENISYS
le 01/07/15
USA
Science-Fiction
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
Le leader de la résistance contre les robots, J. Connor envoie le sergent Kyle Reese dans un passé inédit pour protéger sa mère. Mais la suite des événements fait apparaître un nouveau J. Connor, mal converti
de: A. Taylor
avec : A. Schwarzenegger ( Terminator ),
J. Clarke ( J. Connor ),
E. Clarke ( S. Connor )
violence : beaucoup - humour : aucun - salle : 15% de la salle - tarif :4.00€
Côte d’amour : 4-
Commentaires:
Relayé dans les oubliettes l’indigeste « Terminator 4 », mauvais rêve d’une conception et réalisation cinématographiques ratées, « Terminator Genisys » ( ou autrement dit « Terminator 5 » ) tente de renouer avec le style de la série initiale et puriste, c’est-à-dire celle du professionnel James Cameron ( et non pas à s’accrocher vainement à l’insipide produit de l’amateur ridicule McG ). La voie est donc salvatrice et reprend le chemin fertile d’une construction qui composait essentiellement avec le temps, ou plus exactement avec la temporalité qui se veut parallèle et autre. Ce 5ème volet en abuse même. On comprend qu’il eut fallu parachever la série, ce que le « 4 » n’avait pas su accomplir. S’en remettre aux poncifs qui avaient assuré le succès des épisodes précédents était incontournable. A.Taylor en est fidèle et développe les procédés en déployant notamment le fonctionnement de la machine à remonter le temps. Sans autre explication, le recours au procédé merveilleux sauve une fois de plus l’impossible : c’est le ressort principal du film, comme il le reste pour un grand nombre qui, ce sans quoi, ne pourraient accéder à des scénarios élaborés, voire complexes, grâce à cette béquille qui reste pour nous irréelle ! Les passe-droits de la raison sont aussi ceux de la spiritualisation des machines et de l’entité émanante « Skynet », des êtres soumis au conditionnement programmatif des réalités purement virtuelles, des associations et conséquences nées de ces conditions. « Terminator 5 » représente alors un vrai film de science-fiction avec un dosage d’effets spéciaux satisfaisant dans la moiteur et le lugubre de la photo du genre. Ses ficelles, hypertrophiées, permettent au fond scénaristique de s’étendre jusqu’à ses extrémités au point même de pouvoir faire vieillir la machine pour redorer son noyau essentiel, à savoir Schwarzy ! Sans être le meilleur de la série, « Terminator 5 », campé sur une histoire dont il n’a plus le monopole, accomplit sa fonction : poser un terme à l’intrigue générale, même si la résolution du danger est décevante dans la mesure où elle aurait pu se réaliser avec plus de brio et de façon plus subtile. Rebondir sur un 6ème opus aboutirait à un éternel retour absurdissime !
Cotes d'appéciation:
Réalisation : 4- Interprétation : 3+
Scénario : 3+
Dialogues : 3+ Décor : 3+
Montage : 3 Photo : 5
Son : 4
Costumes : 3+ Musique : 4