Film n°1192: L'ennemi de la classe
FILM n°1192 L’ENNEMI DE LA CLASSE
le 28/03/15
SLOVENIE
Tragédie
POITIERS – TAP Cinéma
Histoire:
Nous suivons l’histoire d’un professeur d’allemand remplaçant qui va se trouver très rapidement confronté à la fronde des élèves de sa classe d’autant plus qu’ils le tiennent responsable du suicide d’une fille
de: R. Bicek
avec : I. Samobor ( Robert ) – N-B. Gracner ( Zdenka ) – T. Zeleznik ( Sasa ) – M. Derganc
violence : un peu - humour : aucun - salle : 8% de la salle - tarif :7.50€
Côte d’amour : 3
Commentaires:
On était en droit d’attendre du film un réalisme cru et cruel, celui du climat socio-éducatif à l’intérieur des 4 murs d’une enceinte scolaire. Par voie de conséquence, nous en avons des effluves fort odorantes quand l’adolescence va de pair avec le jugement et le traitement purement affectif des jeunes têtes blondes envers les adultes qui les entourent ( paix et reconnaissance de la prof, enceinte sur le départ, par sa classe), quand elle va de pair avec la très forte susceptibilité qui peut les mener aux actes les plus jusqu’au-boutistes comme la fronde en communauté solidaire et « syndicale » jusqu’à porter un coup violent, physique et irréfléchi sur l’enseignant, pour la défense des idéaux. Le malaise est palpable, mais pas essentiel, ou autrement dit il est seulement accidentel : il découle d’une « anecdote », celle d’un suicide. Certes, cet acte de désespoir spécifiquement ado, est l’étincelle de rejet de la méthode et de l’enseignement du professeur froid et strict. Or, il n’est pas nécessaire d’avoir cette goutte d’eau à faire déborder un vase pour éveiller et déclencher le volcan de rébellion de la jeunesse actuelle. Certes, le réalisateur prépare le terreau : prof disciplinaire mais amorphe, sans véritable tac-au-tac avec son public, professeure conciliante, remplacée mais regrettée, qui n’a pas cherché à les discipliner mais à obtenir la paix sociale par des concessions qui annonçaient une sorte de fuite symbolique de possibles relations conflictuelles, malaise d’une jeunesse qui s’y croit pour trouver un statut et une identité afin de fuir un certain malaise dans la recherche d’une reconnaissance non encore acquise. Cette vie sociale est trop aseptisée et les acteurs sont en fait physiquement emmurés dans des cadres théâtraux et tout tracés, et mentalement dans un script pré-établi qui ne laisse guère respirer la spontanéité et le naturel. Essai loupé…
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3- Interprétation : 3+
Scénario : 3+
Dialogues : 3+ Décor : 2-
Montage : 2 Photo : 4-
Son : 3
Costumes : 2+ Musique : 2-