Film n°1189: Cerise

Publié le par egeay

FILM n°1189                                               CERISE                

le 23/03/15                                   Le goût authentique de soi ›

  FRANCE                                    š                           

  Comédie dramatique

  BUXEROLLES – Méga CGR                                    

Histoire:

Cerise a 14 ans, mais en paraît 20. Elle doit s’exiler en Ukraine car sa mère l’envoie là-bas pour que son père en ait la garde. A la recherche de l’amour absolu, elle sortira de ses fantasmes pour former son identité

 de: J. Enrico  

avec : Z. Adjani-Vallat ( Cerise )  –  J. Zaccaï ( Fred )  –  O. Côte ( Pascale  )  – T. Vichkova

violence :   un peu     -  š    humour :   un peu      - š   salle :  8% de la salle š -  tarif :3.50€ 

                                                      Côte d’amour : 3+

 

Commentaires:

L’originalité mariée à l’actualité est annoncée : le film se déroulera en Ukraine en pleine ébullition révolutionnaire ! Entre pays enrichi après la chute du mur il y a un quart de siècle et certaines sociétés en faillite depuis, ayant connu, au grand désespoir, l’économie ( cruelle ! ) de marché, l’Ukraine présentée dans ce long métrage est peut-être le véritable envers du décor de la situation actuelle. Celui annoncé est éludé, à savoir la tension militaire palpable, mais loin, probablement de Kiev ( foyer de tension militaire plutôt à Donetsk ). La tension internationale n’a donc pas eu lieu dans cette réalisation et la confusion qui planait à propos d’elle a certainement servi d’argument de vente et d’intérêt. Si l’Ukraine réaliste est peinte, il en est de même pour notre relève générationnelle française : la bimbo qui surgit déjà maintenant à 14 ans est sacrément maquillée avec beaucoup de crédibilité qui frise même la caricature ( cheveux teintés roux, airs désinvoltes et dégaines proches de l’escort à la petite semaine ). Mais très vite le réalisateur se fait un malin plaisir de dévisager les apparences pour en dévoiler la superficialité : la fille fatale est inculte, même si elle se fait désirer. Le recul du QI français tranche avec ses élèves concentrés et appliqués de l’est. Pertinent contraste qui montre bien que notre jeunesse hexagonale est spécifique dans la vacuité culturelle. C’est bien en voyageant, et surtout en extirpant son nez du portable, que la facticité de la jeune fille égocentrique va laisser place à la construction de sa personnalité une fois qu’elle était dos au mur  (collaboration avec le camarade ukrainien doué et gâté pour racheter l’entreprise vacillante de papa ) ou face à une réalité crue qui lui exigeait de même l’oubli de son ego et donc une authenticité ( découverte de la précarité populaire, d’une condition incommodée par les suites de Tchernobyl ). Parcours initiatique donc !

 

Cotes d'appréciation:

Réalisation : 3+                         Interprétation :     3                                   

Scénario :     4-                         Affiche :               2

Dialogues :   4-                         Décor :                3+                        

Montage :    3+                         Photo :                 3+                         

Son :            3+                        Effets spéciaux :  HC

Costumes :   3                          Musique :             4-                        

 

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Publié dans ciné

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