Film n°1188: La famille Bélier
FILM n°1188 LA FAMILLE BELIER le 23/03/15
FRANCE
Drame
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
Dans la famille Bélier, tout le monde est sourd, sauf Paul, 16 ans. Elle est une interprète indispensable pour le commerce de ses parents. Mais son prof de chant la pousse à s’émanciper en raison de son don musical
de: E. Lartigau
avec : L. Emera ( Paula ) – K. Viard ( sa mère ) – F. Damiens ( son père ) – E. Elmosnino
violence : aucun - humour : un peu - salle : 10% de la salle - tarif :3.50€
Côte d’amour : 3-
Commentaires:
Malgré un film consacré ( enfin ! ) aux sourds et malentendants, nous étions sensés assister à une immersion totale, voire à une plongée assourdissante, dans l’univers si berçant de Michel Sardou. Or, il n’en est rien : quelques airs convenus et sans insistance servent au répertoire très modeste, voire très frugale, de notre musicien raté et reconverti en prof de chant. Son petit synthé l’attache à ses époques nostalgiques d’un « has been » ! Le film « familial » l’est tout autant. Il s’ancre dans le quotidien d’une France déjà dépassée, celle du clocher que venaient animer les anciens agriculteurs qui avaient encore un poids dans le voisinage villageois. Les garants de la bonne vieille morale et des pensées convenues de la France bien pensante, aux rangs hiératiques et à l’influence certaine sur les jeunes cerveaux qui restent à former car dépourvus d’instruments technologiques, ont donc vécus. Ce panorama social semble aujourd’hui révolu si bien que le film n’est plus d’actualité, d’autant plus que les jeunes polissons restent bien sages et disciplinés comme autrefois ! D’ailleurs le réalisateur peine à y croire encore lui-même car il peine à nous languir aux airs à la mode de cette France des années 60-70-80, largement arrosée par la même eau qui coule, c’est-à-dire celle par laquelle Sardou nous abreuvait sur les ondes ! Il ressort, cependant, de ce produit suranné, le travail certain et talentueux d’une jeune qui point et assure le 1er rôle. Son César de l’espoir féminin 2015 n’est pas volé, mais sa fonction maîtrisée du langage des signes cache une timide gène.
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 2+ Interprétation : 3+
Scénario : 3
Dialogues : 3- Décor : 2+
Montage : 3 Photo : 3+
Son : 4-
Costumes : 3 Musique : 3+