Film n°1183: Inherent vice
FILM n°1183 INHERENT VICE
le 09/03/15
USA
Policier
POITIERS – TAP Cinéma
Histoire:
L’ex du détective privé Doc Sportello débarque chez lui en lui racontant qu’elle est tombée amoureuse d’un milliardaire, promoteur immobilier. Mais celui-ci risque l’internement en raison de son épouse traîtresse !
de: P. Thomas
avec : J. Phoenix ( Sportello )– J. Brolin ( Bigfoot ) – O. Wilson ( Harlingen ) – K. Waterston
violence : un peu - humour : un peu - salle : 20% de la salle - tarif :5.00€
Côte d’amour : 2
Commentaires:
Dans un faux jour hawaïen, le film s’amarre sur un climat plutôt sombre, inspirant la dépression : il annonce le crépuscule d’une suite malheureuse et déchue des années 60 psychédéliques, ce que témoigne l’ancienne girl défraîchie qui revient sur les pas de son ex. Nécessairement celui-ci marque les traits de l’ancien funky qui, à force d’avoir abusé, finit désabusé et esseulé. Or, pour le relancer, heureusement que sa folle camée réapparaît avec une histoire à se mettre sous la dent. Ainsi, l’histoire se révèle être la recherche d’une époque perdue, d’une insouciance révolue. Malgré lui, Phoenix incarne ce détective auquel on ne la lui fait plus, essayant de préserver intact ce côté vif et malicieux, mais seulement macho et généreusement barbue façon yé-yé du dur. Cette certaine frivolité nous semblait, quant à elle, bien révolue. Les films reggae aux airs jamaïcains rebattus ne nous surprennent plus guère, ceux qui s’alitent tout de long dans l’herbe et incitent à dégainer sans prévenir. Il semble que les années « Pulp fiction » sont derrière nous, et même ces années « grunge » qui tentaient de ressusciter, à leur époque, une certaine forme de mentalité hippie de 20 ans derrière elles. On se souvient des débuts de l’excellent Gary Oldman jouant à confusion le cocaïnomane Drexl Spivey dans la perfection, du style "écran de fumée mais œil alerte", la main sur la gachette. Le personnage de Phoenix n’en est qu’une pâle copie délavée, celle d’un genre perdu. Il s’entoure naturellement du mauvais genre qu’est son ex et de policiers véreux qui vont avec. Cette dernière dénonciation n’est plus un scoop ! Nous comprenons seulement que la came a gangréné la majeure partie des organes de l’Etat. « Bigfoot » se goinfrant d’herbe symbolise ce pouvoir qui en est très boulimique : frugale intérêt pourtant !
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 2 Interprétation : 3-
Scénario : 1+
Dialogues : 3+ Décor : 2-
Montage : 3- Photo : 4
Son : 3
Costumes : 3+ Musique : 3+