Film n°1169: Le 7ème Fils
FILM n°1169 LE SEPTIEME FILS le 29/12/14 Le Bien conjuré
USA
Fantastique
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
Maître Grégory est un épouvanteur qui s’évertue à conjurer le Mal personnifié en Malkin. Il ne pourra le faire efficacement qu’avec son jeune apprenti T. Ward, 7ème fils de Mam Ward, ancienne alliée de Malkin…
de: S. Brodov
avec : J. Bridges ( Me Gregory ) – B. Barnes ( T. Ward ) – J. Moore ( Malkin ) – A. Traue
violence : beaucoup - humour : aucun - salle : 5% de la salle - tarif :7.50€
Côte d’amour : 3-
Commentaires:
On ramasse tous les symboles mythologiques possibles pour produire un long métrage débordant d’allusions aux dragons, démons et démonesses, avec au service de la bonne cause, l’exorciste dernier cri, mais surtout plus religieux : la vedette hollywoodienne qui a besoin de se refaire une santé populaire : J. Bridges. Après avoir délégué la tâche au couple catholique non ecclésiaste et non plus au prêtre que l’on ne croit plus et suit plus, on le délègue à un presqu’humain super-héros à la Van Helsing : la technique, que sert la toute nouvelle technologie cinématographique, vole au secours de la grâce ou plutôt de la mécréance envers elle. La tentation prométhéenne prend donc tout son ampleur pour verser dans l’implication pugnace, voire belliqueuse, du nouveau sauveur que l’on ne veut plus divin. D’ailleurs, le film n’est pas seulement a-religieux, il est avant tout athée. C’est seulement l’humain avec sa maîtrise technique qui nous sauvera du Mal, qui. paradoxalement, subsiste encore. Sans manichéisme, on ne défend donc que l’existence d’un Mal fabuleux, capable même d’amour et de romantisme avec pour seul vis-à-vis l’être humain. L’orientation du film est résolument dans le déni du discours théologique traditionnel, si bien que l’on y perd dans l’explication originelle des protagonistes en jeu. Nous assistons surtout à une certaine propagande ( commerciale + que sataniste ? ) qui consiste à ne voir que dans l’arme du Mal ( le talisman volé ) le moyen de le retourner contre lui. C’est alors bien une défense d’une certaine pratique occultiste qui voit dans le talisman un objet de protection et surtout pas dans les règles ( sous-entendues celles relevant du rituel ) dont l’observance, elle, est bien conjurée. La morale de l’histoire n’est donc pas innocente (« ne pas être esclave des règles » ) et vise à éduquer un jeune public par le truchement séducteur du fantastique fabuleux, dans la continuité d’Harry Potter, mais à la différence que la lutte contre le Mal nécessite des moyens occultes moins contraignants et + démocratiques, afin d’attirer, par une autre autorité, les générations actuelles + « cool »
Réalisation : 2+ Interprétation : 3
Scénario : 3- Affiche : 2
Dialogues : 3 Décor : 3-
Montage : 3+ Photo : 3+
Son : 3+ Effets spéciaux : 4-
Costumes : 3 Musique : 2