Film n°1168: Exodus

Publié le par egeay

FILM n°1168                             EXODUS : Gods and Kings                          

 le 27/12/14                        Inégal mais professionnellement artistique ›

 USA                           š                            

 Fresque historique

 BRESSUIRE – Le Fauteuil Rouge                                     

Histoire: 

Nous suivons l’histoire de la libération du peuple hébreu des mains des égyptiens que gouverne sans partage Ramsès II. C’est par l’évolution de la vie de Moïse que l’Exode nous est conté jusqu’au décalogue divin  

 de: R. Scott  

avec : C. Bale ( Moïse )  – J. Edgerton (  Ramsès II )  – J. Turturro ( Séthi )  – B. Kingsley

violence :    un peu    -  š    humour :    aucun     - š   salle :  30% de la salle š -  tarif :8.30€ 

                                                      Côte d’amour : 4-

 

Commentaires:

Dernier film polémique actuel, « Exodus » a été interdit, probablement pour sionisme, dans certains pays musulmans dont le Maroc. C’est dire alors le certain courage que Ridley Scott prend sur lui pour nous proposer sur nos écrans l’une des plus grandes fresques historiques de tous les temps : l’Exode des hébreux. Dans le contenu de cette fresque, s’inscrivaient donc beaucoup de sujets polémiques et nécessairement, en un seul long métrage, il fallait opérer des choix dans la synthèse du montage. Scott les assume et choisit en ce sens de n’évoquer que l’origine de Moïse devant Ramsès, au lieu d’en accorder un come-back en quelques scènes furtives afin d’y apporter un poids explicatif. De même, un peu + loin, il choisit de ne pas s’appesantir sur l’épisode du Veau d’or. En revanche, le déroulement des 10 plaies d’Egypte, sans temps mort, est remarquablement réalisé. Cependant, même dans le microsillon, Scott se révèle inégal : en effet, les bouts de « quiche » en guise de maladies épidermiques touchant les égyptiens portent à sourire, alors que d’autres costumes ou décors relèvent indéniablement d’un travail de professionnels. Certaines scènes cruciales  sont trop furtives, à l’exception heureusement de la traversée de la Mer Rouge que Scott a voulu longue et réaliste par un (dé)règlement météorologique. Aussi, il repousse l’irrationalité du Buisson Ardent avec la symbolique, plutôt inspirée, de l’enfant incarnant Yahvé et donc l’Origine personnalisée ( d’où la forme infantile de Dieu ) au détriment d’un rapport biblique juste à Yahvé : Moïse ne s’y montre pas dialectique alors que dans la Bible il y est. Ce dernier l’est dans l’écriture des tables de la Loi, pour Scott, alors que sur le mont Sinaï, inavoué comme un certain nombre de références bibliques, il n’avait pas à l’être en raison du caractère injonctif de la volonté divine. Evidemment, Scott frelate les passages polémiques de la Bible ( Buisson Ardent verbalement impossible et écriture de la Loi par Moïse car sous forme d’un commandement pharaonique issu de son éducation ), afin de toucher non seulement les croyants, en n’éludant pas Dieu, notamment dans l’écriture du décalogue par le rapport dialectique à Moïse, mais aussi les non-croyants, ce que les fanatiques de tous bords peuvent lui reprocher. Même si on critique ses choix, il nous confirme tout son professionnalisme d’artiste à chercher l’universel dans la liberté d’interprétation permise aux spectateurs, quels qu’ils soient, quitte à perdre en intégr(al)ité

 

Réalisation : 4-                         Interprétation :    3+                        

Scénario :     4-                        Affiche :               3+

Dialogues :   3+                        Décor :                3-                         

Montage :    4-                         Photo :                 3                          

Son :            3+                        Effets spéciaux :  3+

Costumes :   4-                        Musique :             3+                         

 

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Publié dans ciné

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