Film n°1163: Bouboule

Publié le par egeay

FILM n°1163                                             BOUBOULE                                                           

le 21/11/14                                            Un nouveau Bouba ! ›

FRANCE                                 š                                 

Comédie dramatique

BUXEROLLES – Méga CGR                                    

Histoire:

Kévin, 12 ans et 101 kilos, suit une cure de régime. Mais la meilleure qu’il suit est un entraînement de commando auprès de son voisin vigile. Par lui, le surnommé « Bouboule » va gagner en assurance et en avenir !.. de: B. Deville  

avec : D. Thielemans ( Kevin )  – J. Ferrier ( sa mère )  – S. Arlaud ( Pat ) – F. Hadji-Lazaro

violence :   un peu     -   š    humour :   aucun     - š   salle :  2 dans la salle š-   tarif :9.00€ 

                                                      Côte d’amour : 3-

 

Commentaires:

Rarement un film sur l’obésité n’avait trouvé preneur. Entre BD et réalisme sociologique, notre « outre-mangeur » est l’anti-héros parfait d’un témoignage sur des êtres qui cherchent une raison de vivre : lui-même dans la boulimie, sa petite compagne dans le rejet du malaise à peine caché dans la recherche suicidaire d’un monde meilleur, son mentor garde-chien qui se fait enrôler avec usurpation par un prétendu chef qui joue les gros-bras alors qu’il est un fumiste grassouillet aux petites astuces. C’est donc une galerie de personnages jetés dans la vie ou dans le monde, se cherchant un sens. Par l’activité, ils ont déployé leurs ailes ou « wings » comme le veut l’expression du film !  Surtout, ils se dévoilent à nu, comme ironiquement la grande sœur qui est alors malmenée par les mâles indélicats ! C’est alors qu’on perçoit, grâce à un jeu juste de chacun des leurs, leur fragilité dès leur insignifiance première jusqu’à la perte de leur rôle élémentaire : l’ado de 12 ans se prend pour un homme solide alors qu’il conserve sa candeur et sa voix fluette, le père perd pied devant son fils, ainsi, déjà, la mère de celui-ci, les caïds perdent leurs statuts et activités de vigiles. La contingence qui permet une certaine évolution y est alors très bien restituée. Ainsi, le réalisateur brise les destins figés pour éviter un misérabilisme et un apitoiement. Le brimé prend du gabarit mental - et non plus graisseux - et une certaine dignité ; par révolte sa sœur se reprend, comme la jeune fille suicidaire. Il est dommage, cependant, que la scène finale rabaisse la vertu du gros au niveau de ses nibards !

 

Réalisation : 3-                         Interprétation :      3                                   

Scénario :     2+                        Affiche :                2

Dialogues :   3+                         Décor :                3                                     

Montage :     3                          Photo :                 4-                        

Son :             3                          Effets spéciaux : HC

Costumes :   3+                         Musique :             3-                         

 

 

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Publié dans ciné

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