Film n°1162: La prochaine fois je viserai le coeur
FILM n°1162 LA PROCHAINE FOIS JE VISERAI LE CŒUR
le 20/11/14 Un Canet duel comme on l’aime
FRANCE
Tragédie policière
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
L’histoire légèrement nuancée d’un jeune gendarme qui a assassiné dans l’Oise des jeunes femmes entre 1978 et 1979, croyant se couvrir par son statut professionnel. Mais le travail de la police va aboutir à son cas
de: C. Anger
avec : G. Canet ( Franck ) – A. Girardot ( Sophie ) – J-Y. Berteloot ( Lacombe ) – P. Azam
violence : beaucoup - humour : aucun - salle : 4% de la salle - tarif :9.00€
Côte d’amour : 3+
Commentaires:
Tel un long métrage sur la spirale d’un délinquant dément, à l’instar de « Roberto Succo », « La prochaine fois je viserai le cœur » ne nous brise pas le nôtre concernant un monstre ordinaire et bien rangé ! Paradoxal que cela puisse paraître, la contradiction naît de la psychologie très difficilement cernable du personnage singulier. Son air sévère et impitoyable jusqu’au dégoût nous laisse présager une haine, ou du moins, une phobie des femmes. Ce qui rend complexe la trame, contrairement à la celle de la 1ère référence citée, c’est qu’il est attiré néanmoins par l’une d’elle. La pulsion de mort n’est donc pas unilatérale, ce qui complique encore une moindre interprétation psychanalytique. Alain Lamare, le vrai serial killer, est aujourd’hui encore interné et on n’explique toujours pas ses gestes et sa dérive. Psychose ou névrose, le tueur avait l’air d’être conscient de ses exactions en allant jusqu’à s’auto-flageller ensuite. Est retranscrite alors la fragilité de l’être humain, entre raison et démence pure, une dualité qui compose l’humanité nous enseignerait Edgar Morin, d’autant plus que le philosophe défendrait la complexité de sa situation pour expliquer ses actes. L’abîme de son comportement, difficilement libre, nous induit une absence de raison ou de motif, tout juste un mobile pur, indéfinissable, impensable. Ne cherchons donc pas de sens au déroulement des faits. Suivons avec suspens la façon dont les enquêteurs remonteront à lui en élucidant son identité qu’il a peu cherché à dissimuler. En cela, Canet excelle en ces êtres qui s’exposent sans retour !
Réalisation : 3+ Interprétation : 3
Scénario : 3 Affiche : 2
Dialogues : 3+ Décor : 3-
Montage : 3+ Photo : 3
Son : 3- Effets spéciaux : HC
Costumes : 3 Musique : 2