Film n°1160: REC 4
FILM n°1160 REC 4
le 12/11/14 Dans le moule d’ « Alien 3 »
ESPAGNE
Epouvante
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
Angela Vidal est évacuée du vieil immeuble barcelonais qui a été mis en quarantaine pour virus démoniaque. Comme d’autres, elle va passer des tests médicaux en bateau, un isolement qui se révélera fatal !
de: J. Balaguero
avec : M. Velasco ( A. Vidal ) – H. Colomé ( Dr Ricarte ) – I. Fritschi ( Nic ) – P. Manzanedo
violence : beaucoup - humour : aucun - salle : 7% de la salle - tarif :9.00€
Côte d’amour : 4-
Commentaires:
Le 3ème volet raté, la série reprend avec résilience la suite du 2ème épisode dans lequel on avait laissé la présentatrice contaminée dans le buis-buis ultra-crasseux de l’immeuble insalubre. Cette fois, on ne s’éternise pas, mais on préserve la logique de la série qui consistait à réaliser une synthèse intelligente et éclectique des films d’horreur et d’épouvante à succès. Son fil rouge rappelle celui d’ « Alien 3 » dans le cadre très claustrophobigène des galeries obscures taillées dans la coque du bateau d’isolement, décor qui nous rappelle immanquablement celui de la planète carcérale du film de Fincher. Les « jump scare » sont donc prévus dans les cellules et tunnels étroits du navire où surgissent les monstres, à la différence que les Aliens sont remplacés par des zombies cannibales et, toujours pour respecter le style spécial « REC », les membres du commando sont zombifiés, à partir du membre le plus exposé car le plus esseulé, à savoir le cuisinier philippin. Quant à la jeune héroïne, elle est protégée du mal car, telle Ripley, elle porte en elle la bête ! Dans le contenu, le package ressemble à « Alien 3 », à la différence près que la stupeur et l’effroi ne surgissent pas. En effet, le film, trop cadré sur ses protagonistes, rate le rythme et le souffle de la réalisation de Fincher. En fait, l’ambiance du « REC 4 » est aussi pesante que celle d’ « Alien 4 » ! La peinture et les cadrages sont soignés, mais l’élan dynamique et la pression insidieuse ne ressortent pas de cette photo emmurante. Seul le singe infecté jaillissant des fourneaux nous refait penser au précédent référent. Mais son unique vertu est d’être supplétif : non nécessaire comme ses congénères en cage, il vient déchirer, à la manière du rat-singe féroce de « Braindead », un climat trop sage, sorti de ses morts-vivants. Heureusement, la trame du scénario travaillé et peaufiné garantit le succès retrouvé des 2 premiers volets de la série. Demeure tout de même une incohérence de taille : l’héroïne est sensée transmettre la bête démoniaque à son GI sauveur avant d’embarquer. Or, alitée dans la coque du navire, elle a le ver qui bouge en elle ! Si le suspens du contaminé est bien préservé, cette incohérence aurait pu être évitée par la contamination en bateau du GI, vivement épris de la belle. Ce motif aurait suffi. Il y a donc meilleur
Réalisation : 4- Interprétation : 3+
Scénario : 3+ Affiche : 3+
Dialogues : 4- Décor : 3+
Montage : 4- Photo : 4
Son : 4 Effets spéciaux : 4
Costumes : 3+ Musique : 3+