Film n°1159: Paradise Lost

Publié le par egeay

FILM n°1159                                      PARADISE   LOST                                               

le 11/11/14                                D’un certain réalisme malgré tout ›

  ESPAGNE                       š                            

  Tragédie

  BUXEROLLES – Méga CGR                                    

Histoire:

Nick, canadien, rejoint son frère sur les côtes colombiennes pour s’adonner au surf dans un endroit féérique. Il tombe, à l’occasion, amoureux de Maria qui n’est autre que la nièce du très célèbre Pablo Escobar.

 de: A. Di Stefano

avec : B. Del Toro ( Escobar )  –  J. Hutcherson ( Nick )  –  C. Traisac ( Maria ) –  C. Bardem

violence :    beaucoup      - š    humour :  aucun     -š   salle :  8% de la salle š-   tarif :9.00€ 

                                                      Cote d’amour : 4-

 

Commentaires:

Belle idée cinématographique de montrer l’envers du décor apparemment paradisiaque de la Colombie et de ses côtes, ainsi que le charme féminin et latin des filles de là-bas, étourdissant le jeune damoiseau européen ou nord-américain tout naïf et très vite aveuglé par la devanture. Il goûtera, certes, aux richesses locales irrésistibles, mais s’y brûlera aussi car le charme exotique lui révélera son poison socio-économique : la communauté solidaire  autour du cartel de Medellin dont la tête, monstre de machiavélisme, Pablo Escobar est d’une cruauté perfide sans vergogne. Le personnage est d’une peinture sombre parfaite : d’apparence et de bienfaisance socio-religieuses, il se déifie et décide du bien et du mal. La réalité historique, malgré les pinceaux de la fiction, se fait ressentir et comme il a su le prouver par ses premiers rôles passés, Del Toro est d’une adaptation irréprochable : mielleux et fielleux par son physique approprié au personnage historique, c’est-à-dire latin aux yeux légèrement bridés, il sait être duel et éliminer même les proches dont il a ressenti une moindre esquisse de trahison. Achetant l’entourage pour se le mettre dans la poche et blanchir l’argent sale de la drogue, Escobar est soigneusement imité, entre classe et trivialité, mélange qui sied si bien au style colombien. Finalement, le long métrage est une synthèse réussie de la vie quotidienne sous Escobar et surtout sur ses travers sus de tous. Le film, + qu’un documentaire, est un témoignage d’une certaine Colombie aujourd’hui révolue, Dieu merci si l’on peut jouer sur l’ironie du sort !

 

Réalisation :  4-                         Interprétation :    4-                         

Scénario :      4-                         Affiche :               2

Dialogues :   3+                         Décor :                3+                         

Montage :    3+                         Photo :                 4                          

Son :             3+                        Effets spéciaux : HC

Costumes :   3                          Musique :             3                           

 

 

 

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Publié dans ciné

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