Film n°1155: Le labyrinthe
FILM n°1155 LE LABYRINTHE
le 15/10/14 L’illustration du développement mental
USA
Science- fiction
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
Thomas se retrouve au sein d’une communauté de jeunes, prisonniers dans un champ délimité par un labyrinthe que hantent des monstres. Grâce à sa détermination et rêves, Thomas finira par trouver la sortie.
de: W. Ball
avec : D. O’Brien ( Thomas ) – W. Poulter ( Gally ) – K. Scodelario ( Teresa ) – K. Hong Lee
violence : beaucoup - humour : aucun - salle : 85% de la salle - tarif :9.00€
Côte d’amour : 5
Commentaires:
Au fil des thèmes et scénarios de science-fiction, nous trouvons enfin la sortie du labyrinthe !: le résultat homonymique, « Le Labyrinthe, » est un aboutissement parfait du meilleur de la SF : test inavoué pour la survie de l’espèce au cœur d’un état absurde qui nous rappelle la trilogie de « Cube », l’affrontement sporadique mais ultra-dangereux des humains avec des monstres de toute laideur et dissuasifs qui nous rappellent « The village », le messianisme du sauveur malgré lui qui le deviendra à force d’ingéniosité et surtout de volonté qui nous rappelle « Spiderman » par exemple, la force solidaire du groupe que l’on retrouve un peu partout, et de façon architectonique, la situation apocalyptique acculant les humains à se souder en équipe et ainsi à évoluer suivant la nécessité, équipe dont le germe de destruction finira par se révéler à la fin du sauvetage pour le mettre en péril, situation qui n’est pas sans nous rappeler « Sunshine » par exemple. Mais au-delà de l’étalage des courses pour la vie et des effets spéciaux à nous couper le souffle dans des situations extrêmes, « Le Labyrinthe », réussit, même au cinéma, à nous forcer à réfléchir pour se sauver d’une léthargie mentale : en effet, le fond de commerce du film est le débat éternel entre la survie qui se contente de se protéger en se munissant de règles, de conventions et de sanctions pour interdire tout danger la menaçant, et la nécessité de se développer mentalement en se déterminant sans faille à ne poursuivre qu’une seule fin défiant toute limite humaine pour sortir d’une vie circulairement absurde. La deuxième est digne d’une vie humaine créatrice et permet de donner sens à sa vie en réalisant son rêve d’être humainement libre ! Le prétexte de cet hymne à la détermination est la recherche du remède et de la ressource mentale pour renverser la maladie « braisante ». Il donne lieu à une brillante illustration du développement humain au mépris de sa survie. Le don final et réciproque de la vie du plus jeune pour le héros nous indique que l’amour est l’antidote au mal, cette ressource ou ce moteur sous-jacent qui surmonte tout obstacle, même l’illusion, dernier ressort impuissant de la séquence finale : la conceptrice du test feint la mort derrière des scènes de tueries qui n’impressionneront guère nos rescapés parvenus à leur fin. Voilà la force.
Réalisation : 5 Interprétation : 4
Scénario : 5 Affiche : 4-
Dialogues : 4 Décor : 4
Montage : 4- Photo : 5
Son : 5 Effets spéciaux : 4-
Costumes : 4- Musique : 4