Film n°1142: Colt 45

Publié le par egeay

FILM n°1142                                      COLT  45                                                                   le 06/08/14                                     Sombrement fictif 

  FRANCE                                  š  ›                              

  Policier

  BUXEROLLES – Méga CGR                                    

Histoire:

Expert en armurerie, V Milès l’est aussi en tir de combat ; mais paradoxalement, il refuse de se confronter au terrain. Cependant, son instructeur, Milo Cardena, lui fait du chantage pour gagner ses balles   

de: F. du Welz

avec : G. Lanvin ( Cdt Chavez ) – J. Starr ( M. Cardena ) – Y. Perset  ( V. Milès  ) – J. Prestia

violence :    beaucoup     - š    humour :   aucun    - š   salle :  2% de la salle š -  tarif :8.90€ 

                                                      Côte d’amour : 3

 

Commentaires:

Abonné depuis un certain temps aux films noirs, Gérard Lanvin devient expert dans ce jeu de justicier ténébreux et désenchanté. Grand responsable au cœur des affaires sombres les plus délicates, rien mieux que lui, avec ce bagou et ce métier, peut avoir cette assurance d’un baroudeur de la vie sous toutes ses coutures. Notre valeur sûre du cinéma français assure donc l’interprétation au milieu d’un jeune venu qui se targue tout de même le premier rôle, et d’un ancien loulou, incarné par Joey Starr, à peine reconverti, car, même au sein de la police, il fraude et magouille dans l’ombre, laissant apparaître son côté banlieusard sombre plutôt que sa conscience professionnelle. On l’avait pointé du doigt le critiquant pour sa reconversion cinématographique à 180°. Du Welz a donc trouvé un bon compromis : au sein de la sécurité, il sera le ver dans la pomme. Au-delà du choix de l’acteur, le film dénonce, avec réalisme, les tendances au penchant obscur et la spirale inexorable qui y mène et cela même au sein de ceux qui devraient nous inspirer au minimum confiance. Mais est-ce aussi noir pour confondre brigades et gangs mafieux impitoyables jusqu’à perpétrer des massacres en pleine rue ? La fiction, à ce stade, dépasse la réalité et semble ne servir qu’une production à sensations. Les exactions souterraines, oui, les massacres du Bronx, plutôt non. D’ailleurs, c’est le réalisateur qui nous enferme, voire nous incarcère, dans un vase clos bien obscur et scatologique. On s’y embourbe sans temps mort qui permettrait le recul. L’engrenage est donc bien huilé, si bien que l’on y adhère sans consentement ! 

 

Réalisation : 3                          Interprétation :     3                                   

Scénario :     3-                        Affiche:                2

Dialogues :   3+                        Décor :                2-                         

Montage :    4-                         Photo :                 3+                        

Son :           3-                         Effets spéciaux : HC

Costumes :   3                         Musique :             2                           

Publicité

Publié dans ciné

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article