Film n°1138: Dallas Buyers Club
FILM n°1138 DALLAS BUYERS CLUB
le 01/07/14 Sombre portrait
USA
Tragédie
SAINT GAUDENS – Le Régent
Histoire:
Ron Woodroof a 35 ans et est fier dans ses bottes de cow-boy pour le rodéo, les filles et la drogue. Seulement un jour il défaille et apprend qu’il est séropositif. En 1986, il lutte pour recevoir un traitement digne
de: J-M. Vallée
avec : M. McConaughey ( R. Woodroof ) – J. Garner ( Dr Saks ) –J. Leto ( Rayon ) – S. Zahn
violence : un peu - humour : aucun - salle : 3% de la salle - tarif :3.50€
Côte d’amour : 2
Commentaires:
Grand spectacle à l’américaine concernant les combats d’intérêt général, « Dallas Buyers Club » trouve d’emblée un intérêt partagé, d’autant plus que le scénario est tiré d’une histoire vraie. Il est indiscutable que la cause valait bien un film, s’ancrant dans une époque de la maladie expérimentale et éprouvante pour les malades et les proches, ainsi que ceux qui la fuyaient. Ainsi l’adaptation de l’histoire vraie acquiert un double bien-fondé : la lutte contre un danger universel et la narration du véridique. 3ème intérêt de taille que l’on découvre au fur et à mesure du film : l’évolution du personnage central, pur et dur homophobe comme on pouvait trouver à foison à cette époque-ci dans la nature même du machisme outre-atlantique. Notre individu camusien va finir par défendre s(c)es opprimés épousant lui-même leurs conditions de mortel misérable. Il maigrit à vue d’œil, trouve écho et défense financière et lucrative auprès du cercle gay symbolisé par le club « Dallas Buyers Club ». Surtout, le film dénonce, au-delà du commerce clandestin de la médecine parallèle, la prise de pouvoir des pouvoirs publics et politiques qui ne se soucient plus de l’intérêt des véritables citoyens et malades, en imposant leur médicament ( s’avérant inefficace jusqu’à être mortel !) Seulement, si le contenu est digne d’être porté sur grand écran, au milieu de tant de combats qui font l’affiche ( facile ) du box office, la forme est rédhibitoire car sombre et médiocre : le film aurait pu se ramener à 1H30 et notre œil ne décolle pas des éternels gros plans sur la personne de l’acteur principal !
Réalisation : 2- Interprétation : 4-
Scénario : 3 Affiche : 2-
Dialogues : 3+ Décor : 1-
Montage : 3+ Photo : 3-
Son : 4 Effets spéciaux : HC
Costumes : 4 Musique : 3+