Film n°1270: Débarquement immédiat

Publié le par egeay

FILM n°1270          DEBARQUEMENT   IMMEDIAT                                                  

le 19/07/16 š            On embarquerait volontiers !  ›     

  FRANCE                            š  ›                                 

  Comédie

  BUXEROLLES – Méga CGR                                     

Histoire:

2 collègues de la Police aux frontières sont chargés de reconduire en Afghanistan un dénommé “Karzaoui”: celui-ci a usurpé l’identité d’un afghan alors qu’il est algérien. C’est pourquoi il cherchera à s’enfuir

de: P. de Chauveron  

avec : M. Sadoun ( Karzaoui ),

          A. Abittan ( J. Fernandez ),

          C. Lecomte ( G. Berthier )

violence :    un peu    š -   humour :   beaucoup     -š   salle : seul ds la salle - š   tarif :6.30€ 

                                                      Côte d’amour : 3+

Commentaires:

Enfin, Abittan se voit confier un véritable 1er rôle, taillé dans le costume non plus d’un « vilain petit canard », d’un olibrius venu jouer les trouble-fêtes dans le panorama social français : il est maintenant représentant de la bienséance et des règlements made in France !, sans devoir sortir les accents méditerranéens ou étrangers à couper au couteau, tel un Omar Sy dans « Samba » par exemple. Cependant, malgré une prestation à la hauteur de son statut, c’est, en fait, Medi Sadoun qui lui vole la vedette par un jeu d’acteur d’une telle richesse de mimes et de simagrées typiques du personnage maghrébin qu’on peut affirmer que c’est, de loin, son tout meilleur rôle, malgré ses très convaincantes contributions précédentes dans la « Dream Team » ou dans le succès très populaire de « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? » par exemple. Heureusement, la collaboration de nos 2 têtes d’affiche marche du tonnerre, aidée d’un Lecomte honorable aussi ; car, globalement, le synopsis fut un peu léger, malgré des clins d’œil pertinents sur le sort des indésirables réfugiés de Lampedusa, entassés et barricadés dans leur camp de fortune. Le retournement de situation fait vivre à l’homme de loi leurs conditions, confondu avec les miséreux. Mais le cheminement est tordu, ainsi que la rade forcée dans l’île de Malte. Seulement, à chaque fois, Sadoun arrive à faire oublier la fébrilité d’un scénario tiré par les cheveux grâce à un jeu d’acteur hors pair, celui d’un pauvre bougre qui essaie, à la moindre occasion, de tromper ses vigiles bien mal inspirés heureusement…En définitive, le film présente des moments d’opportunité qu’il s’agit pour l’immigré de saisir car avant : c’est prématuré et après : il est trop tard, l’occasion s’est évanouie…Ainsi, ce film est l’illustration du « kairos » qui qualifie le temps opportun et unique pour profiter du concours de circonstances pour réaliser ses désirs. Suivant les variations de temps occasionnels ou non, Sadoun produit des jeux adaptés, ce qui confirme sa classe d’acteur professionnel et l’extirpe de la gentille figuration. Il a su saisir la chance de sa carrière pour se révéler pleinement, bien + encore qu’en incarnant « Belloc » au profil standardisé. En ce sens, le « kairos » l’a concerné lui, avant tout, en tant qu’acteur, avant de concerner son personnage fictif !

Cotes d'appréciation:

Réalisation :  3+                         Interprétation :    4                           

Scénario :     3                            Affiche :               3+

Dialogues :   3+                          Décor :                4-                          

Montage :     3                            Photo :                3+                         

Son :             3                           Effets spéciaux : HC

Costumes :   3+                         Musique :             4-                          

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Publié dans ciné

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