Emission n°128: La loi du marché

Publié le par egeay

Emission n°128            LA   LOI   DU   MARCHE                                                           

le  26/07/16                  Si asociale que cela ? ›

  FRANCE                              š                              

  Drame social

  Nature : Cinéma   

  Sorti en 2015  

Histoire:

A 51 ans, après 20 mois de chômage durant lesquels il est baladé, Thierry commence un nouveau travail de vigile dans un supermarché, statut qui le met en face de ceux qu’il doit sanctionner, lui un ancien repêché !

de :  S. Brizé                                                                

avec :  V. Lindon ( T. Taugourdeau ),

           K. De Mirbeck  ( son épouse ),

            M. Schaller ( son fils )    

violence :  aucune    -š   humour :  aucun   -š   diffusé sur www.sokrostream.biz  -  š  21h45

                                                      Cote d’amour : 3

Commentaires:

Soucieux de son équilibre mental, le personnage campé par Lindon est criant de vérité malgré sa fréquente résignation par rapport à ses conditions de vie pas très aisées : la cinquantaine, un enfant handicapé, un chômage de longue durée et le non-choix au bout pour s’en extirper. La condition du travailleur moderne est alors traitée. La leçon du film est tout d’abord celle du refus de la dépression et l’acceptation du destin jusqu’à un certain point néanmoins : celui de ne pas provoquer ce spleen social chez les autres, ce qui a pu l’amener à jeter son tablier comme le décrit si bien la scène finale. On devine alors un brave homme à la sociabilité certaine ( bien qu’au chômage, il continue à entretenir des rapports sains, voire divertissants avec les siens : sa bienveillance par rapport à son fils handicapé, l’apprentissage de la danse avec son épouse). Les clichés pleuvent, surtout ceux qui touchent la part d’humanité de ceux qui subissent le système du marché et ceux, sans tendresse, qui en exécutent les principes. Cependant, la démonstration de Brizé rate sa cible ou, du moins, ce qu’il dénonce relève du bon sens du fonctionnement d’une entreprise ou d’un commerce. Surveiller, reprendre, voire condamner des kleptomanes, doivent rester des actions socio-économiques jugées normales, pas nécessairement agréables, pour faire fonctionner la boîte ! Heureux le repêché qu’est Thierry Taugourdeau auquel le directeur accorde encore sa confiance à 50 ans passés ! Car si le fin mot du propos audiovisuel, aux moyens somme toutes modestes ( ce qui lui permet de gagner en réalisme social ), n’est pas l’humanité, il est celui de la confiance qu’évoque si pertinemment le directeur de la structure ! La confiance garantit le tissu social et il n’est pas de la responsabilité des acteurs économiques majeurs de devoir s’immiscer, et encore moins de résoudre, la vie privée et psychosociale des citoyens. Autrement dit, l’entreprise ne fait pas dans l’humanitaire, mais repose sur des principes sociétaux.

Cotes d'appréciation:

 

Réalisation : 3-                         Interprétation :    3+                          

Scénario :     3+                        Affiche :               2

Dialogues :   3+                         Décor :               2                            

Montage :     3-                         Photo :                4-                           

Son :             3+                        Effets spéciaux : HC

Costumes :   3                          Musique :            3-                            

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