Film n°1261: The witch
FILM n°1261 THE WITCH
le 18/06/16 Mérite le switch !
USA
Epouvante/Horreur
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
En 1630, en Nouvelle-Angleterre, William et Catherine, un couple dévot, s’établit en marge de la civilisation. La disparition mystérieuse de leur nouveau-né et la perte soudaine de leur récolte les opposeront.
de: R. Eggers
avec : A. Taylor Joy ( Thomasin ),
R. Ineson ( William ),
K. Dickie ( Catherine ),
L. Dawson
violence : beaucoup - humour : aucun - salle : 5% de la salle - tarif :5.00€
Côte d’amour : 2
Commentaires:
Dans l’antre ultra-confessionnelle d’une communauté puritaine en quarantaine, nous nous sentons bien vite confinés dans un décor et des conditions plutôt étouffants, au bord de l’asphyxie. Certes, le patriarche de service sort bien, de temps en temps, dans la forêt attenante, ses ouailles qu’il endoctrine par des discours liturgiques pâteux ; mais ces oxygénations ne sont que des bols d’air frais sylvestres plutôt épisodiques : nous sommes très vite ramenés à l’attache de la masure, au point paroxystique même de voir le paterfamilias barricader ses propres enfants en proie au bouc satanique ! La lumière y est mal distribuée, si bien que la photo pâtit de tant d’obscurités, de plans mal fignolés à force d’être furtifs. Rajoutons au marmiton de damnation une bande son en version française qui ne correspond guère à la pesanteur qu’aurait pu vouloir susciter le réalisateur, nous suivons alors un médiocre film qui n’a d’épouvante que son effet d’annonce ! Le surgissement des effets anxiogènes aurait pu provenir d’une plus grande intervention et impact constant du bouc qui, sans originalité, est pris une fois de plus pour le suppôt du Mal, alors que, pauvre bête!, elle n’est que l’otage mythique d’une projection culturelle païenne, avant d’être chrétienne ( et encore dans l’imagerie populaire et non dans la religiosité officielle… ) : le bouc a servi à représenter le satyre, divinité sylvestre, avant que celui-ci ne soit assimilé à Satan. Sans grand génie non plus, le Mal qui est censé agir à l’insu et dans l’illusion de ses victimes les fait s’entretuer et s’empare de la jeune vierge, à la suite de son consentement, pour lui produire une ascension finale vers la cime des arbres…Le folklore est, en définitive, convenu, voire grotesque. Le réalisateur se justifie par le fait que son long métrage est inspiré de contes et d’enquêtes soi-disant historiques. Il exprime surtout un aveu de faiblesse créative. "The witch" mérite alors un switch avec un bon vieux film d'exorciste standard!
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 2 Interprétation : 2
Scénario : 1 Affiche : 3+
Dialogues : 3 Décor : 2+
Montage : 3 Photo : 2
Son : 3+ Effets spéciaux : HC
Costumes : 3- Musique : 3+