Film n°1259: The door
FILM n°1259 THE DOOR
le 01/06/16 Version cendrée de l’univers indien
ROYAUME-UNI
Epouvante/Horreur
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
Une famille mène une vie normale en Inde jusqu’à la perte de leur jeune fils. La mère, inconsolable, apprend de sa bonne qu’un rituel près de la porte d’un temple indien peut lui permettre de réentendre son fils
de: J. Roberts
avec : S. Wayne Callies ( Maria ),
J. Sisto ( Michael ),
S. Pillai-Malik ( Piki ),
J. Botet
violence : beaucoup - humour : aucun - salle : 15% de la salle - tarif :5.90€
Côte d’amour : 3+
Commentaires:
Bienvenue dans l’univers glauque des arrière-fonds indiens tant sur le plan intérieur que sur le plan extérieur et finis les paradis ensoleillés, colorés, voire ambrés, de l’autre côté de l’Orient ! L’enfer se situe aussi dans la culture et religion indiennes entre enclos sordides et poussiéreux et habitats à la merci de tout. Cette ambiance est très bien décrite et peinte par le savoir-faire du cinéaste de « Storage 24 » avec une pointe épicée à la « Aja », quand il s’agit de susciter des effrois par des effets acoustiques conditionnant, voire subliminaux, et des jump-scare, certes pas pléthoriques, mais bien amenés et soignés. Tel Aja, le réalisateur est un créateur d’ambiance et d’univers, ce qui est le gage d’une réussite annoncée, malgré les poncifs liés au genre : fillette comme vecteur et catalyseur des esprits ressurgissant post-mortem, jeune gamin froissant toute attente angélique en se muant en petit démon ( cela nous rappelle « Sinister » ! ), héroïne imprudente et solitaire en proie au vide et à un environnement hostile, famille détruite par l’acharnement diabolique, et la pincée poivrée du monstre vedette et bigarré par excellence. Cependant, le traitement plutôt rare de la nécromancie, qui peut effrayer pour ses conséquences fort fâcheuses et insoupçonnées, est le fer de lance de ce petit bijou de l’horreur et de l’épouvante. En rajoutant la brisure de la chrysalide du corps monstrueux typiquement hindou en ce sens qu’il comporte des membres surnuméraires, le fond présente une certaine originalité et dans la confection du synopsis et dans la perception d’une certaine atmosphère culturelle indienne. Néanmoins, même si la fin est inspirée et conséquente, nous n’avons assisté qu’au fil d’une trame somme toute classique et modérée dans ses moyens…
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3+ Interprétation : 3-
Scénario : 4- Affiche : 4-
Dialogues : 3+ Décor : 4
Montage : 4 Photo : 4
Son : 4 Effets spéciaux: 4
Costumes : 3+ Musique : 3+