Emission n°125: The Boy
Emission n°125 THE BOY
le 28/05/16 Intérêt brisé
USA
Epouvante/Thriller
Nature : Cinéma
Sorti en 2016
Histoire:
Greta, jeune américaine, se fait engager comme assistante maternelle dans une maison perdue en pleine campagne pour échapper à son passé. Elle doit garder non pas un garçon, mais une poupée qui en a l’apparence.
de : W. Brent Bell
avec : L. Cohan ( Greta ),
R. Evans ( Malcolm ),
B. Robson ( Cole ),
J. Norton ( M. Hellshire )
violence : un peu - humour : aucun - diffusé sur www.papy-streaming.com - 23h55
Cote d’amour : 2+
Commentaires:
Une bonne vieille histoire et intrigue de ventriloque accompagné de sa poupée aux grands yeux et à la mentalité acerbe et sans concessions, dépassant l’esprit de son manipulateur lui-même, permet de générer de bons moments d’effroi, voire d’épouvante. Brent Bell décide, cependant, de tabler son thriller sur la suggestion à outrance : la poupée est déjà autonome, mais ne dit rien et ne réagit point, malgré les gestes et démonstrations de reconnaissance de ses apparents parents. Durant toute la moitié du film, voire les trois-quarts, le réalisateur fait durer le plaisir et le suspens par l’inertie déconcertante, voire décourageante de sa marionnette-vedette. Pour maintenir l’attention et l’angoisse suscitée, il fait évoluer son film par quelques interventions inexpliquées ou, du moins, supposées tout au mieux être accomplies par la poupée dans le dos de la fille au pair. Avec quelques jump-scare bien placés, le tour est joué : nous croyons assister à un fin film d’épouvante avec les conditions liminaires réunies : jeune fille en fleurs bluffée, esseulée, à la merci du joujou potentiellement perverse, avec un joker tout de même : le brave garçon qui lui rode autour, mais qui apparaît, avec suspicion inéluctable, bien trop complice. Bien entendu, l’étincelle qui brisera la chrysalide sera la brute de service, l’ex jaloux et horriblement possessif, qui, dans un élan de colère déraisonné, détruira l’objet sacré. Mais, c’est alors que surgit derrière les murs le bien vilain garçon en chair et en os portant le masque à la Jason, c’est-à-dire le rendant méconnaissable et tueur impénitent ! Ô combien sommes-nous alors interloqués non pas d’avoir vu intervenir l’étrange serial killer, mais de l’avoir vu intervenir dans pareille intrigue ; celui-ci tourne alors à un triste dénouement qui consiste à éliminer la « bête sauvage » si on veut ne pas être éliminé à son tour. Alors qu’on s’attendait à un genre renouvelé, celui de la marionnette humanisée et malfaisante, on retombe sur un scénario à la Vendredi 13 qui a achevé nos âmes de spectateurs par overdose. Mieux aurait valu un vrai film de poupée déclamante.
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3- Interprétation : 3-
Scénario : 2+ Affiche : 2+
Dialogues : 2 Décor : 3+
Montage : 3+ Photo : 4-
Son : 3+ Effets spéciaux : HC
Costumes : 3- Musique : 3-