Emission n°118: Star Wars 6 - Le retour du Jedi
Emission n°118 STAR WARS EPISODE 6
le 14/02/16 LE RETOUR DU JEDI
USA
Fantastique
Nature : Cinéma
Sorti en 1983 et -97
Histoire:
Luke Skywalker, devenu un Jedi, doit d’abord s’évertuer à libérer ses acolytes des mains de Jabba Le Hutt ; puis, avec ses associés, il doit déjouer les plans de l’Empereur et de Dark Vador, sn père qu’il doit tuer.
de : R. Marquand
avec : M. Hamill ( L. Skywalker),
H. Ford ( Han Solo ),
C. Fisher ( Princesse Leia ),
K. Baker
violence : beaucoup - humour : aucun - diffusé sur www.streamcomplet.com - 15h00
Cote d’amour : 5
Commentaires:
L’odyssée galactique se poursuit jusqu’aux confins de l’univers trilogique ou plutôt d’une série dont le 3ème épisode sert d’épilogue avec l’inévitable dénouement « familial » : l’happy end !, l’heureuse victoire du Bien sur le Mal, du premier qui a + souffert pour cela que le deuxième ! La morale est donc sauve. Elle se veut, cinématographiquement, la cerise sur le gâteau ou la conclusion logique d’un nouvel univers mythologique dont les fondements dichotomiques restent, de façon manichéenne, la Force ( d’un Bien cosmique ) et la Force obscure ( d’un mal corrupteur et dominateur ). Star Wars n’en oublie pas pour autant le surnaturel qu’entérine ce 3ème volet de la trilogie initiale, à travers la transfiguration des 3 principaux Jedis notamment. Le Bien, de cette trilogie, emprunte l’un des commandements bibliques dans l’axe principal de l’histoire à travers le respect et l’honneur principiels que Luke porte à son père, et ce avec conscience filiale que son géniteur ne le méritait pas. Le secours contre l’oppression lors du prologue du film verse dans l’illustration de l’exercice vertueux et vaillant d’un vrai héros messianique qui a dû s’initier auprès des maîtres de la force pour en arriver là. Ainsi, tous les discours traditionnels sur les vertus reconnues jusqu’alors comme universelles sont illustrées et respectées dans cette démonstration cinématographique. Mais elle ne se veulent pas exclusivement inspirées du judéo-christianisme. En effet, l’assise universelle relève d’un monde aux créatures infiniment différentes et extrêmement bizarroïdes ( l’entourage de Jabba par exemple ), sans pour autant que celles-ci ne soient foncièrement mauvaises, sinon religieusement illusionnées ( les Ewoks par exemple ). Aussi, les Jedi sont transfigurés au prix d’un exercice spirituel exigeant l’acceptation de la mouvance de la Force et non plus le recours à un Dieu. Ainsi, la source d’inspiration pourrait bien être l’éthique orientale de Shaolin plutôt que les croyances occidentales traditionnelles. Toujours est-il que l’univers de Lucas reste délicieusement merveilleux, voire parfois féérique car il naît d’une explosion d’une étoile créatrice et abondamment généreuse de grands espaces alternatifs : des grandes prairies à la voie lactée qu’un habile montage entrelace en donnant suite et sens. Les créatures, à l’intérieur, sont fascinantes. Et avec les moyens de l’époque leur animation sonne terriblement vraie, à l’image d’un maître Yoda aux mimiques bluffant de naturel et en cela confondantes. Seulement, le début, proliférant de bestiolités truffées de fioritures tératologiques, met à mal un certain réalisme par une artificialité qui n’a rien à envier au théâtre des Feebles ! Mais on savoure avec régression !
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 4 Interprétation : 5
Scénario : 3+ Affiche : 3+
Dialogues : 5 Décor : 5
Montage : 5 Photo : 5
Son : 5 Effets spéciaux : 4
Costumes : 5 Musique : 5